Un jardin 100% bio 100% paniers

 

Paysans bio depuis 1979, c’est depuis 2007 que 100% de la production de notre ferme maraîchère (TOUTE en bio) est vendue par abonnement à des paniers de légumes disponibles tout au long de l’année

  • abonnés bourguignons depuis 1999, s’engageant à un panier hebdomadaire par périodes de 8 mois,
  • abonnés lyonnais adhérents de la Guillamap depuis 2007, s’engageant par contrat de 12 mois ou 6 mois. 
  • abonnés lyonnais adhérents de l’amap Alternatibar depuis 2017, s’engageant par contrat de 12 mois ou 6 mois.

Le Biau Jardin de Grannod

En culture biologique controlée depuis 1979, c’est TOUTE (*) notre ferme qui est en bio.

Nous ne vendons plus sur les marchés, nous ne vendons plus à la demande à la ferme, nous ne vendons pas en magasin de producteurs. Nous ne vendons que en paniers par abonnement.

Ce sont donc 100% des légumes du jardin vont dans nos paniers : nos réussites de culture sont donc intégralement réparties entre nos abonnés qui en bénéficient sans augmentation de prix ; et pour nous, quel plaisir de ne jamais rien jeter ! Nos abonnés, par leur engagement, garantissent l’écoulement de toute notre production, ce qui apporte de la sérénité dans la gestion de la ferme. Nous planifions calmement les dépenses, avec l’esprit plus libre pour la production.

Les abonnés à nos paniers apportent donc un soutien concret, réel et efficace à la vie de notre ferme maraichère bio.

Les variétés de légumes sont choisies prioritairement pour leur qualité gustative et leur adaptation à nos conditions locales. Variétés adaptées, donc rusticité des légumes, donc moins de problèmes sanitaires qu’en culture maraîchère intensive. De plus, des locaux adaptés nous permettent de conserver les différents légumes selon leurs exigences particulières.

Plusieurs tunnels élargissent la gamme de salades d’hiver et de légumes de printemps.

La composition variée de nos paniers apporte donc tout au long de l’année une agréable alimentation bio et locale, de saison, diversifiée - et sans achat revente systématique (**), officiel ou parallèle. Pour en voir le détail, on peut consulter la composition des paniers distribués depuis juillet 2008 dans l’onglet «menu de la semaine».

__________

(*) contrairement à ce que la législation tolère

__________

(**) dans les cas - exceptionnels - contraires, les abonnés en sont informés.

La bio : nos garanties, les règlements

La bio : nos garanties

100% BIO !

Chez nous, TOUTE notre ferme est en bio. Des précisions sur la «mixité» (bientôt ici lien vers artticle «mixité» en cours de rédaction).

Rappel législatif

Dans sa grande prudence, et comme le revendiquaient toutes les organisations professionnelles et/ou associatives de l’Agriculture Biologique des années 80, le législateur a prévu que seuls peuvent faire référence aux termes «agriculture biologique» pour la vente de leurs produits les opérateurs contrôlés. L’essentiel de la facture de certification est d’ailleurs pris en charge par une subvention des conseils régionaux, ce qui est donc parfaitement logique.

L’Agence Bio

est un Groupement d’Intéret Public mis en place par les ministres de l’Agriculture et de l’Écologie du gouvernement Jospin en 2001.

http://www.agencebio.org/
Rapide présentation, LIEN 

La notification de l’opérateur (producteur, transformateur, importateur, etc…) à l’Agence Bio est obligatoire.

Son annuaire officiel (environ 56 000 opérateurs fin 2017) permet d’accéder  :

- dans un premier temps à l’opérateur certifié,

- puis au certificat, qui, SEUL, LISTE de manière exhaustive les produits certifiés en bio par l’OC (organisme certificateur) concerné.

Il y a

double procédure :

notification pour l’opérateur

ET

certification pour le produit.

«Pourquoi ces «complications administratives» ? Parce que la MIXITÉ bio / non bio est possible !

Dans la transparence (l’information est publique).

La responsabilité du consommateur est donc de se renseigner.

LIEN => MIXITÉ

 

L'annuaire de l'agence bio, en un seul lieu, l'accès à tous les opérateurs.

1 - Notification

La notification permet de constater qu’un opérateur s’est engagé dans la production (ou la transformation, ou la vente) de produits certifiés en agriculture biologique (pour tout ou partie de son activité). C’est tout cela. C’est rien que cela. Sur l’annuaire sont inscrits tous les opérateurs en bio. Y sont donc aussi inscrits tous les opérateurs qui sont en «mixité» (LIEN) comme par exemple les magasins ou artisans qui ne vendent pas que du bio. Et les producteurs partiellement en bio, (LIEN). Ceux qui font donc aussi du conventionnel.

Il est possible de faire sur l’annuaire de l’agence bio

- une recherche par opérateur pour lire le certificat de tel ou tel,

- une recherche par production,

- une recherche géographique : par département, voire par code postal ( par exemple dans un lieu où on arrive en vacances).

La transparence mise en place lors de la reconnaissance de la bio donne donc au public les moyens de démarquer le vrai du faux. Il suffit de se renseigner, et après, on sait. Mais il faut prendre le temps de se renseigner…

Notre notification sur l’annuaire officiel :

Mais pour avoir la garantie sur les poduits, cela seul ne suffit pas. Il faut lire le certificat.

2 - Certification

Le certificat donne la liste positive des produits certfiés AB de chaque opérateur notifié : ce qui n’est pas cité n’est donc pas certifié bio. Qui ne veut pas se faire rouler dans la farine doit chercher ce certificat et le lire. Complètement. Le certificat est accessible au public. C’est tout simple : sur le site de l’Agence Bio, on clique sur le lien noté en rouge sur la notification…

..et on accède au certificat de l’opérateur, qui publié sur le site de l’OC (organisme certificateur) qui le contrôle. Chez Écocert, cela se présente sous cette forme :

Le site de l'OC donne accès au certificat en cours de validité, et à quelques archives.

Et par un lien en bas à droite on peut télécharger in extenso le certificat en cours de validité.

Ainisi, chacun peut lire la liste exhaustive des produits issus de culture biologique proposés par l’opérateur.

3 clics pour obtenir la garantie que ce que le consommateur achète est conforme à ce qui lui est annoncé, c’est rapide et peu coûteux finalement ! Et la confiance peut ensuite se construire sur des bases solides : «verba volant, scripta manent» pensaient les romains. («les paroles s’envolent, les écrits demeurent» comprenaient nos ancêtres les gaulois) ; (comme maraîchers, les Biaux Jardiniers suivent eux aussi cette procédure, par exemple lors de l’achat de semence,  plants, etc…).

Parfois…

…il peut arriver que certains certificats ne soient pas accessibles : ainsi averti, le visiteur doit demander explicitement le certificat à l’organisme certificateur (OC) concerné, cela peut éventuellement éviter les confusions. Le certificat - et non la simple attestation de notification -  est non seulement un document public, mais c’est le seul document qui fasse foi lors d’une transaction commerciale. Le cas échéant, le consommateur est fondé à obtenir le certificat et ne pas se satisfaire d’une réponse «en touche», genre cet opérateur est effectivement client chez nous ; pour une raison très simple : la bio telle que pensée par ses pionniers est fondée sur la transparence.

Et seuls les margoulins ont intérêt à maintenir le flou !

Au consommateur de se comporter lui aussi de façon responsable.

Audit

Comme tous les paysans de France effectivement en bio certifiée, nous sommes audités par un des organismes certificateurs agréés par les ministères.

La bio : le double contrôle :

Un «contrôle approfondi» a lieu systématiquement une fois par an. Il comprend, en plus de la visite complète des parcelles, locaux de stockage, etc, un contrôle complet de l’ensemble de la comptabilité, des pièces assurant la traçabilité de nos pratiques. Des prélèvements pour analyse sont régulièrement effectués, sur des légumes destinés à la vente ou des intrants (fumier pas ex), etc…

Des «contrôles inopinés» ont aussi lieu, à l’initiative de l’organisme certificateur. C’est le contrôle à 150 %, ce qui signifie que pour 100 paysans certifiés dans une région donnée, 150 contrôles ont lieu chaque année. Le paysan bio qui vient d’être contrôlé ne peut donc pas se dire qu’il n’aura plus de visite de l’auditeur avant l’année prochaine…

À noter que la certification agriculture biologique est, parmi les signes de qualité - tous gérés par l’INAO ( Institut National des Appellations d’Orgine lien ici) -  le seul à offrir une telle féquence de contrôles.

Notre certificat en cours de validité est ici, cliquer pour le lire confortablement

Chez nous, TOUTES nos productions sont en BIO controlées.

Pour lire quelques infos sur les visites des auditeurs Ecocert au Biau Jardin de Grannod, suivre ce lien, ce lien, ou bien encore ce lien

La bio et ses règlements

En France

Le cahier des charges français réglementant l’agriculture biologique a été élaboré à partir de celui construit dans les années 1970 dans une optique de transparence, collectivement entre producteurs, consommateurs et techniciens agricoles organisés au sein de l’association Nature et Progrès.  La démarche d’officialisation de l’AB entreprise notamment par cette association avait abouti à la reconnaisssance officielle de 1981 (la «possibilité» d’homologation de cahiers des charges définissant une agriculture n’utilisant pas de produits de synthèse, disait la loi d’orientation agricole votée à la fin du septennat Giscard D’Estaing). A suivi la création d’organismes certificateurs acteurs économiques indépendants, la création de la marque AB propriété du ministère de l’agriculture.

Europe

Comme pour toute autre question, l’Union Européenne a entamé une harmonisation entre ses états membres. Pour lire l’ensemble des réglements définissant actuellement les règles de l’agriculture biologique, cliquer  sur le logo bio européen ci dessous :

C’est long et touffu ?

Effectivement. Alors, pour le «grand public», la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB) a rédigé une synthèse :

Et le «nouveau réglement»?

En 2014 a été entamée une procédure  d’actualisations des règles européennes définissant la pratique agricole biologique. Ce futur réglement s’appliquera au printemps 2021. Pas mal de rumeurs et autres «opinions» - pas toujours désintéressées - ont abondamment circulé. Les Biaux Jardiniers proposent la vidéo explicative de la FNAB (Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique)

Mais pourquoi donc s'embêter avec des réglements ???

Par honnêteté

Pour une relation commerciale honnête et transparente entre producteur et consommateur. La certification bio est actuellement le seul système supervisé par l’état basé sur le contrôle d’un référentiel précis, qui devient ainsi le contrat commun auquel producteurs comme consommateurs peuvent se référer dans leurs relations commerciales.

Pour SAVOIR vraiment !

Mais comment ?

En effet,

Pour votre santé,

il est parfaitement normal d’exiger - et d’obtenir -  la garantie réelle par le contrôle de structures qualifiées et reconnues utilisant du personnel compétent  - que quand on achète par exemple une carotte, l’on ne se fait vendre avec ni le désherbant, ni le fongicide systémique (véhiculé par la sève pour résister aux pluies) ni les divers insecticides épandus, sur les feuilles comme dans le sol, et parmi les plus toxiques encore autorisés et utilisés en non bio - pour éliminer certains parasites de la carotte.

Pour la santé de la terre

je ne pense pas qu’il soit besoin de citer la longue liste des méfaits de l’agriculture chimique : suffit d’ouvrir de temps en temps un journal ou un bulletin d’information…

Je me permets donc de donner mon point de vue, basé uniquement sur mes compétences et pratiques agricoles et mon expérience des marchés de détail déjà longues, hélas : (privilège de l’âge…) : maraîchage en bio contrôlé depuis 1979 pour la vente directe, et vente en paniers depuis 1999. Donc avant la mode, et j’ai bien conscience que ça peut être un tort, mais je n’y peux rien, c’est comme ça.

«Garanties» fantaisistes

Fermier, durable, de terroir, raisonné, local, intégré, paysan, du coin, naturel…

il y a le choix…

Tous ces qualificatifs (et on peut en trouver d’autres !) cherchent à faire penser au consommateur (celui qui mange) que le produit alimentaire obtenu par le paysan (celui qui produit) serait de meilleure qualité que le produit dit « normal », « standard ».

Une chose est sûre : les produits agricoles étant par définition tous obtenus par des gens que selon les milieux et les époques, on appelle agriculteurs, fermiers, paysans,  l’agriculture française, ne manque pas d’imagination, au moins  pour tenter de faire oublier l’essentiel au consommateur : l’agriculture non bio pollue, et gravement. Seuls ceux qui vivent (tirent profit) de la chimie (fabricants, vendeurs, utilisateurs) essaient de faire croire le contraire.

Le drame est qu’ils y arrivent encore.

Cette arnaque intellectuelle est possible car basée sur un phénomène humain et économique qui ne date pas d’aujourd’hui puisque c’est je crois bien Galbraith, l’économiste américain de l’entre deux guerres, qui écrivait (de mémoire) tant qu’il y aura assez de gens naïfs pour croire que l’on peut faire pour moins cher quelque chose d’aussi bien, il y en  aura des petits malins pour faire fortune en abusant de leur crédulité.

Les consommateurs (égale ceux qui ne produisent pas ce que, donc, ils doivent acheter)- les producteurs sont donc aussi des consommateurs, car ils ne produisent pas tout -  préfèrent globalement se rassurer plutôt que regarder la dure réalité en face en se formant pour être capables de la comprendre.

Tous nous achetons des véhicules de plus en plus écologiques (…), vantés sur fond de vertes campagnes et blondes conductrices : où sont le bitumage, les particules lourdes des diesel, les morts, les estropiés, le bruit, le réchauffement ?

Tous, pour connaître et comprendre le monde (et donc l’agriculture aussi) nous bénéficions d’informations «précises et objectives», apportées par des médias indépendants !!! C’est ainsi que nous apprenons que les trusts de l’agrochimie ne fabriquent plus de produits de traitement, ni de fongicides de synthèse, ni d’insecticides chiumiques, ni même de phytosanitaires, mais des produits pour la protection des plantes, voire pour l’environnement des végétaux… Et on a bien sûr eu un « désherbant  écologique » créé par Monsanto, et très très employé chez les amateurs aussi, d’ailleurs…

Pour ce qui concerne l’arboriculture, le maraîchage, la viticulture (productions qui dans le même temps sont les plus polluantes en non bio et celles qui rencontrent le plus facilement directement le consommateur) de nombreuses idées reçues « traînent »  dans les têtes et sur les marchés sans aucun fondement réel.

Quelques poncifs

aussi fréquents sur les marchés qu’ailleurs.

«Je me sers chez untel, il ne traite que quand c’est nécessaire » (qui donc traite quand il pense que ce n’est pas nécessaire ?)  » et aussi chez Untel parce qu’il ne traite pas trop»  (qui donc traite trop ?)  Avec toujours cette impression qu’un « petit producteur » traite moins qu’un gros… Et pourquoi donc ? En fait, les « gros producteurs » sont souvent mieux formés et plus pointus techniquement, (donc peuvent même être plus économes en interventions)  tant au départ de leur carrière, que parce qu’ils prennent plus de moyens pour se former en cours de carrière, subissent une plus grosse pression de contrôle par le circuit long, etc… Si économiquement la spécialisation rend potentiellement plus fragile (mettre tous ses œufs dans le même panier) il est bien évident que plus l’on est spécialisé, plus on peut facilement être performant dans ce que l’on fait puisque le risque de dispersion est écarté.

«Et je vais aussi chez Untel, il n’est pas bio, mais…» et toute la validité, la précision et l’étendue de la garantie se retrouvent dans la valeur explicite, précise, pédagogique,contractuelle et contraignante… des points de suspension !

«Et Untel ? Il est très sympa : il est presque bio ! » Poncif très en vogue depuis quelques années dans les milieux associatifs progresistes urbains ou péri-urbains qui ont découvert il y a asez peu le rôle et l’importance, voire l’organisation et le dynamisme, de l’agriculture et du milieu rural.

Tous les raisonnements de ce genre sont basés sur l’idée que les traitements chimiques de synthèse seraient faits non pas par nécessité agronomique mais par un genre de méchanceté humaine… Pour certains, le fait qu’un « petit producteur » vienne au marché en bleu de travail, les mains très visiblement jamais protégées par des gants, un sourire avenant, voire pour couronner le tout, un fourgon assez usé pour fumer bien noir, et, bien sûr, un discours du terroir, serait la garantie, non seulement que les légumes en vente ont tous été cultivés par lui (ce qui est très très très rarement le cas), mais qu’en plus, il travaillerait « de façon plus bio » .

Il y a, dans le genre, des spécialistes de la vente d’œufs d’élevage hors-sol présentés en panière d’osier sur de la paille…ce que d’ailleurs rien ne semble interdire.

Au sujet des apports d’engrais (solubles et chimiques bien sûr chez les non bio), sont ils  nombreux les producteurs qui font régulièrement des analyses de sol pour adapter leur fumure de fond, des tests azote systématiques avant d’en remettre un peu pour que ça pousse plus…etc. ?

Cet état permanent de tromperie potentielle dont sont victimes les consommateurs ne perdure que grâce à leur manque de connaissances : il me semble qu’il leur faut donc, avant de prétendre jauger ce qui se passe chez un producteur, se former ( quitte à oser se faire aider ! ) afin d’avoir le minimum de connaissances pour ne pas se faire rouler dans la farine par le flou des affirmations facilement avancées - et rarement contestées -  face à un public trop peu averti.


C’est de mon point de vue le principal intérêt des «  portes ouvertes » sans vente que de permettre au paysan bio d’avoir une action pédagogique qui apporte une réelle formation : encore faut-il bien sûr que tout le monde en accepte les conséquences.

L’agriculture biologique

par contre, se réfère à un cahier des charges précis,  qui définit une pratique agricole agronomiquement cohérente par une liste détaillée d’autorisations et d’interdictions .

Ce cahier des charges est homologué par l’état. Le respect de ce cahier des charges chez chaque producteur est vérifié régulièrement par un des organismes certificateurs agréés par l’état, lors de visites de contrôle (qui peuvent être inopinées). Il y a plusieurs organismes certificateurs ; la qualité de leur travail est supervisée par un organisme d’état.

L’usage du terme « agriculture biologique » pour signifier la qualité d’un produit agricole est donc réservé exclusivement aux produits des personnes notifiées et certifiées en AB.

Tout produit issu de l’agriculture bio doit au minimlum comporter sur son étiquetage le le code de  l’OC (organisme certificateur).

C’est je pense la condition minimum indispensable pour  espérer établir une relation équitable avec le consommateur.

Toutes les appellations folkloriques du genre « presque bio » « qui tend vers le bio » (j’ai même croisé sur un marché « en route vers la bio ») etc… sont non seulement sans valeur mais interdites, raison pourquoi les petits malins  les utilisent plutôt oralement pour enfumer le naïf : aucun producteur ne s’aventure longtemps à donner ce genre de « garanties » par écrit.

Qui paie la facture ?

A noter que les frais de certification, à la charge du producteur bio, sont depuis peu en bonne partie subventionnés par la plupart des Conseils régionaux ( le Conseil régional de Bourgogne à 80% pour les fermes à 100% en bio, tous les Conseils généraux de notre région apportant une aide de complément, sauf celui de la Saône et Loire…).

L’époque du » non pollueur égale payeur » a duré bien trop longtemps, et ces aides publiques nous semblent absolument normales, du moins tant que les agriculteurs en chimie ne seront pas obligés de fournir à leurs clients (grossistes, marché de détail ou amap non bio) et dans un souci de saine transparence,  la liste précise, (et datée, puisqu’il y a des délais avant récolte) des pesticides chimiques de synthèse appliqués sur chacune de leurs productions.

Très rapide petit historique du règlement bio

Cahier des charges et  système de contrôle indépendant existaient bien avant la reconnaissance officielle de l’agriculture biologique (avril 1981) par le gouvernement français. Ils avaient été mis en place par les structures syndicales, professionnelles et associatives de l’agriculture biologique hors de toute emprise commerciale (et je suis très heureux d’y avoir joué mon petit rôle, dit le vieux c…)

(Il est facile de comprendre que c’étaient avant tout les professionnels de l’AB qui avaient intérêt à pouvoir prouver au consommateur la réalité et l’honnêteté de leur pratique, puisque eux seuls n‘utilisent aucun engrais chimique ni pesticide de synthèse, tous les autres agriculteurs en utilisant…et qu’ils ont besoin pour vivre d’obtenir la confiance du consommateur. qui ne peut accepter de financer un surcoût sans un minimum de garanties. Dès ce moment l’acheteur a donc eu la possibilité de demander au « sympathique producteur local qui traite pas » pourquoi il n’était pas contrôlé en bio, ce qui ouvrait, et ouvre encore, d’ailleurs, et à grand volume, le robinet à c…ries).

Bien sûr, tout n’est pas irréprochable dans les règlements, leur application, le contrôle, etc. et je suis le premier à m’élever contre certaines dérives possibles (je dis bien possibles, et non pas probables, avérées, ou inévitables,comme ces gens qui depuis quelques années, et prenant le train en route du haut de certitudes intellectuelles qui ne se sont pas confrontées à une quelconque pratique agricole, se lancent dans de «grands» et « beaux » discours pleins de mots et de grandes idées du genre « plus bio que bio » - on dirait un slogan de lessive ! - , tout en n’en faisant point, tous ces gens qui ont tellement d’éthique qu’ils sont bien évidemment au dessus de tout contrôle indépendant, si vulgaire et subalterne, ces gens qui tout en ayant  bien des compétences, mais non agricoles, affirment tranquillement que » Y n’est pas bio, mais…» ou que » X est presque bio » .

Et ce n’est que portées collectivement par les paysans bio organisés et la partie de la société qui les soutient que des améliorations pourraient être obtenues.

Mais toute cette réglementation a au moins le mérite d’exister, de reconnaître comme légitime, fondée, quantifiable et donc  vérifiable, la pratique agronomique des paysans bio grâce à leurs structures depuis plusieurs décennies.

De plus, cela permet aux organisations de la bio de participer à de nombreuses instances de concertation avec les ministères concernés et leurs administrations  (et je suis très heureux d’y jouer mon petit rôle, radote le vieux c…). Instances de concertation, pas de décision, bien sûr : en démocratie, le pouvoir est confié par le peuple aux élus qui eux, décident.
Cela permet aussi éventuellement d’attaquer les fraudeurs (pour mémoire, toutes les actions judiciaires d’envergure contre les fraudeurs l’ont été par et à l’initiative des organisations bio : quelle est la structure agricole non bio qui peut en dire autant ? ou bien est-ce qu’il n’y a jamais de fraude en agriculture chimique ?).

Surtout, cette action a toujours été portée et défendue par les agriculteurs bio organisés collectivement. On peut donc penser qu’ils sauront la défendre dès que besoin, en sachant se baser sur l’expérience acquise.

Mais une chose est bien certaine :

Si il était plus facile de faire de la bio, il ne se ferait sans doute pas tant de chimie !

Où et comment trouver nos paniers ?

Parce qu’acheter n’est pas un acte anodin…

…s’abonner

au panier du Biau Jardin de Grannod, c’est possible depuis 1999.

C’est pratique

pour se simplifier les courses avec en plus la garantie du frais.

Un assortiment varié de légumes frais vous est disponible toute l’année.

C’est la cuisine bio plaisir

des légumes de saison, sains et savoureux.

Le panier se compose d’une large gamme, régulièrement renouvelée, de légumes de saison, aux variétés anciennes ou modernes choisies pour leur qualité gustative. Maraîchers bio contrôlés depuis 1979, nous cultivons notre jardin selon les règles de l’agriculture biologique (sans engrais chimique ni pesticide de synthèse) certifiée (Ecocert sas).

C’est comprendre ce que l’on mange

chaque semaine, notre site vous informe : composition du panier à venir, vie du jardin et travaux de saison, etc… De plus, des conseils et recettes vous aideront à découvrir de nouvelles saveurs, et vous pourrez vous abonner à cette source d’information.

En Bourgogne

C’est simple

2 formules de paniers suivant la taille de la famille.

L’abonnement est conçu pour fonctionner sur une année complète. Payable d’avance, 59 ou 86 euros pour 4 semaines, il comprend livraison et frais de stockage occasionnés au dépôt.

Longs week-end… ? Vacances … ? L’abonnement au panier de biau jardin sait s’adapter à vos besoins : il suffit de prévenir au plus tard le lundi pour annuler le panier du jeudi suivant en cas d’absence, et l’abonnement se prolonge d’autant.

L’abonnement se renouvelle sans tracas automatiquement : il vous laisse donc toute liberté et respecte votre rythme de vie et de consommation de légumes !

La formule vous tente ??? …nous vous proposons un essai de 4 semaines.

Envoyez nous vos nom, prénom, adresse postale et mail, téléphone, composition de votre famille, ainsi qu’un chèque du montant du formùat de panier choisi, pour essayer pendant 4 semaines. Ensuite, vous pourrez vous abonner en nous faisant parvenir 8 chèques au minimum pour une année (vous vous engagez donc pour au moins 32 paniers par an). Les chèques seront encaissés au fur et à mesure de l’avancement de votre consommation de légumes, un tous les 4 paniers.

C’est la certitude d’être approvisionné chaque semaine sans autre formalité !

À la ferme

301 chemin des Ferdières 71 500 Sornay

le mercredi à partir de 15 heures. Si besoin, nous vous le conserverons en chambre froide pour que vous le preniez le jeudi.

Sur Chalon

à la boucherie Bio dans le cadre rural du Moulin de la Perche Taisey 71 100 Saint-Rémy

le jeudi à partir de 15 heures

En AMAP à Lyon

À la Guillamap

MJC Jean Macé 38 rue Camille Roy 69 007 Lyon

le mercredi de 18 h à 21 heures

Tous les renseignements pour l’adhésion, le contrat, les dates de distribution, etc…sont sur leur joli site : Guillamap.fr

À l’AlternatiBar

Alternatibar 126 montée de la Grande Côte 69 001 Lyon

le mercredi de 18 h 30 à 19 h 30

Tous les renseignements pour l’adhésion, le contrat, les dates de distribution, etc…sont sur leur joli site : amap Alternatibar

En Bourgogne comme à Lyon,

s’abonner au panier de Biau Jardin, c’est relocaliser et resdaisonner sa consommation alimentaire. C’est faire un geste concret pour la défense de l’environnement en soutenant une agriculture biologique à taille humaine, compétente, respectueuse de la nature et de ses rythmes, de ses travailleurs comme de ses consommateurs.

C’est soutenir une petite ferme. C’est un contrat de confiance réciproque entre producteur et mangeur.