… il est donc sage d’en profiter intensivement ! Alors le Biau Jardinier a «fait de la terre». Et même pas mal.

C’est pourtant vrai que la sécheresse actuelle (3 semaines en février sans une goutte qui tombe du ciel) inquiète le paysan qui sait avoir, comme ses produits, besoin d’eau pour vivre, et «en même temps» ce temps sec le réjouit : il profite de ces conditions faciles pour faire de la terre «un peu partout» sur sa ferme. En prévision de futures cultures en plein champ, le Biau Jardinier a repris les planches préparées antérieurement, déchaumé pas mal d’engrais verts hivernants, puis monté les planches permanentes avec la butteuse auto-construite, ce qui permet d’incorporer toute cette matière végétale dans de bonnes conditions d’aération pour en espérer une décomposition assez rapide et harmonieuse.
De plus, le relief de la butte facilite le réssuyage, et donc préserve l’aération, ce qui sera bien utile si une période de pluie se met en place… ce que tout paysan-maraîcher raisonnable espère au fond de lui : l’angoisse étant le début de la sécheresse estivale… dès en cours d’hiver !!!
Le Biau Jardinier a aussi passé le premier coup de roloflex de l’année pour exposer les mottes superficielles de racines d’engrais vert au soleil et ainsi empêcher leur reprise.
Le roloflex,
c’est quoi donc ? réponse ICI
Les Biaux Jardiniers ont aussi enlevé l’occultation qui protégeait les buttes préparées pour les plantations de petit pois et fève
et le résultat était plutôt bien joli.
La première série de petits pois et fève était bonne à repiquer,
çài a été fait et on est passés ensuite à la cérémonie de la première installation / mise en route d’arrosage goutte à goutte de la saison. Ah, le doux sifflement des goutteurs lors de la mise en pression, qui indiquent que malgré le passage de l’hiver, le goutteur est toujours en vie, prêt à arroser quand le lui indique la programmation !
Les bonnes conditions de travail de sol ont aussi permis de réaliser le déchaumage dans le pré-verger de l’engrais vert semé après le chantier de drainage. Mais même dans de bonnes conditions de sol et si fin février les journées grandissent agréablement…
…il faut quand même le temps de faire…
et on finit assez tard…
Paysan, mieux vaut, quand la terre et la météo le demandent, ne pas être trop «à cheval» sur les horaires syndicaux de fin de journée de travail et garder assez de souplesse pour rester «à cheval»… sur le tracteur ! C’est, d’après nos techniciens qui les reçoivent en stage de formation, un point fréquemment ignoré par bien des «porteurs de projet».
À ce travail prolongé, le Biau Jardinier a aussi gagné le plaisir du beau résultat :
Puisque c’est comme qui dirait dans l’air communicationnel du temps, on peut noter que c’est une des méthodes - éprouvée depuis quelques générations - pour se passer de glyphosate…
