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Dans les années 70, Claude Aubert, ingénieur agronome pionnier de l’agriculture biologique

résumait ainsi la pratique de fumure de la bio : «nourrir le sol pour nourrir la plante».

Une conception diamétralement différente de celle de l’agriculture conventionnelle qui nourrit directement la plante, considérant le sol comme un simple support mécanique. Le (très joli… bien sûr…) livre de présentation de notre ferme, dans son chapitre «un jardin futile» explique «les deux mamelles» du Biau Jardin de Grannod : engrais vert pluriannuel et fumier de bovin rapidement composté.
On aura donc compris que le Biau Jardinier parle bien dans le futile article de cette semaine de FERtilité ! Parce que ces derniers temps, l’épisode «fumier assaini» a pas mal occupé. Et même pas mal beaucoup ! Pas mécontent que ce soit fini !
«Le fumier assaini est le meilleur moyen de valoriser les matières organiques agricoles ou fermières. Il correspond à la majorité des situations agricoles. Son obtention demande de suivre certaines règles en matière de stockage, compostage et épandage.« Pour lire la suite des explications de Dominique Massenot et tout comprendre en une seule page sur le compost jeune ou fumier assaini, lire ICI sa fiche de présentation.
Résumé des chapitres précédents.
Début avril
le fumier de bovin avait été livré et disposé en tas allongé, pas trop haut, pas trop large.
Il avait été couvert par une bâche pour le protéger des lessivages par les pluies (…la première goutte de la première pluie… dit Yves Hérody).
Parce que le passage du retourneur d’andains de la Cuma Compost 71 (site de la Cuma) était programmé pour très peu après. Mais, car il y eut un mais, çà ne s’est pas passé exactement comme sur le plan : le retourneur d’andain a eu un problème mécanique entrainant son immobilisation pour un moment. Panique ! Une autre Cuma de compostage a donc été sollicitée par les administrateurs pour assurer quand même la tournée prévue : le tour était joué avec seulement quelques jours de retard ! Bravo à eux tous.
Le principe
L’action du retourneur d’andains consiste à casser les gros paquets de fumier, et les projeter en arrière, ce qui aussi aère le tas. Les paquets de paille, comme ils sont de densité différente, sont grossièrement broyés et aussi mieux répartis. La tas est à la fois plus homogène et mieux aéré. Donc meilleur potentiel de démarrage de la fermentation.
La machine
en Cuma, c’est çà :
Le travail
effectué, c’est çà :
Le roman-photo cuma
Le retourneur et son chauffeur sont donc arrivés chez nous l’autre jour; le chauffeur avait téléphoné peu avant pour que le Biau Jardinier ait le temps de préparer la piste, principalement en débâchant le tas de fumier :

Comme le retourneur travaille sur le coté droit, le chauffeur a reculé l’outil en bas du tas
puis a remonté les roues de transport, sorti les roues de travail en rangeant le retourneur perpendiculairement au tracteur pour réaliser un premier passage.
Et en avant !
Résultat 1
Arrivé au bout, le conducteur a remis le retourneur sur ses roues de transport pour pouvoir le manoeuvrer à nouveau.
En effet, pour une meilleure homogénisation du fumier, puisqu’il est très pailleux (ce que nous apprécions beaucoup), nous faisons systématiquement faire depuis pas mal d’années un deuxième retournement immédiat. Il nous semble que c’est, dans nos conditions de fumier comme de résultat recherché, le mieux adapté à notre situation. Et nous ne sollicitons donc pas le second passage programmé par la Cuma deux ou trois semaines plus tard (trop tard après le premier, à notre avis).
Le chauffeur a donc ramené le matériel en bout du tas
et brassé une deuxième fois le fumier

Ce travail accompli, il a remonté les roues de travail, fait descendre les roues de transport
pour remettre le retourneur dans l’axe du tracteur

et il est reparti de la ferme, pour se rendre chez un autre adhérent qui s’était inscrit à cette tournée.

Résultat 2
Et dès le lendemain matin, on constatait que la fermentation chaude redémarrait. Impecc !

Suite semaine prochaine !
Restait à laisser fermenter quelques jours pour obtenir la destruction des graines présentes. Puis à organiser l’épandage de ce fumier assaini. Ce qui a été fait la semaine suivante, mais l’article suivra semaine prochaine ! C’est qu’il s’en passe des choses au Biau Jardin de Grannod … le chargé de production en réalise tellement que le chargé de comm› peine à suivre !!! :-))
