Il y a eu quelques jours sans pluie, avec un peu de vent, des températures douces, du ciel bleu…à croire que la saison maraîchère commençait, en plein champ aussi

Et en milieu de semaine dernière, le fumier a été livré. Du joli fumier de bovin, comme on l’aime : riche en paille (donc avec assez de carbone pour que les fermentations du compostage aient «de quoi manger» ), issu de stabulation (donc stocké à l’abri des lessivages, donc sans perte d’éléments fertilisants), le chargement organisé de telle façon qu’il puisse être livré avec le camion-benne tirant une remorque (donc économie : double tonnage par transport). Mais… car il y a souvent un «mais» lors des livraisons de fumier ( par exemple : LIEN )… le pré dans lequel le Biau jardinier pensait composter cette année s’est avéré, expérience faite, trop affectueux : au premier voyage, il n’a pas voulu se séparer du camion une fois la benne vidée… Éric a donc été appelé à la rescousse pour retransporter le fumier dans un lieu plus «portant» qui permettrait d’éviter d’avoir autant d’incidents que de livraisons de camion. Charme de l’agriculture : çà ne marche pas toujours comme sur le plan… Mais une fois décision prise de composter ailleurs que prévu, çà a marché comme sur des roulettes.

L’agriculture, c’est aussi la nécéssité d’avouer que mieux vaut obéir de bon coeur aux éléments ! Le tas a bien évidemment été bâché tout de suite
pour éviter les lessivages en attendant le passage du retourneur d’andain de la CUMA. Pour plus de renseignements sur notre façon de composter lire la page concernée du livre de présentation de notre ferme maraîchère.
Peu de temps plus tard, les cieux étaient favorables aux plantations qui étaient prévues. Les Biaux Jardiniers se sont donc lancés dans la plantation de l’oignon, ce qui n’est pas une mince affaire : plusieurs milliers de mottes, même si on ne les plante pas avec le nez, c’est assez longuet !
Le petit pois, lui, «tournait en rond» dans sa motte depuis quelques temps, faute de conditions météo correctes pour en réaliser la plantation. C’est maintenant réparé.
