Fève

À la cuisine.

Cru.

Entrée apéritive.

À notre avis, un des bonheurs rares du printemps : la fève en grain épluché pour l’apéritif ou en entrée, à la croque au sel. On sort les grains de leur cosse, puis avec un coup d’ongle, on entaille - et enlève - la peau du grain (du gros côté) znsuite, on appuie sur l’autre extrémité de façon éplucher le grain en le faisant sortir de sa peau (comme on ferait d’un noyau de cerise pour s’en servir de munition…. Le goût est plein de délicatesse ; plus il est jeune moins il est farineux. Recette à réserver aux fèves dont la cosse est intégralement verte, sans aucun marron.

Si on ne craint pas l’amertume, on peut aussi manger le grain avec sa peau.

Cuit.

Grain avec oignon blanc.

On écosse la fève, puis au wok ou à la poêle inox on fait revenir de l’oignon blanc (bulbe + fanes) dans un peu d’huile d’olive, on y ajoute les fèves écossées. Cinq minutes après, on mouille avec un petit peu d’eau, on couvre, on laisse mijoter 30 minutes avec éventuellement des brins de menthe ou de la fane de fenouil. On remue doucement de temps en temps. On condimente au moment de servir avec un peu de sel, de poivre, de persil.

Cosse avec pomme de terre.

On choisit des jolies petites cosses, celles dont les grains sont encore tout petits, et on les effile comme du haricot vert. On les coupe en petites tranches de 1 cm maxi. Cuisson à feux doux avec un peu d’huile d’olive et d’ail finement découpé. On prépare en petits cubes de la pomme de terre nouvelle juste brossée qu’on ajoute à la fève avec un peu de menthe. À ce stade, choisir une des options ci dessous :

  • on continue la cuisson ainsi en tournant régulièrement jusqu’à cuisson de la pomme de terre, en rajoutant un tout petit peu d’huile si nécessaire. On sert après avoir salé. Accompagnement agréable par une salade verte.

ou bien

  • on verse de l’eau, cuisson 15 minutes après l’ébullition. On  mixe, rectifie l’assaisonnement, rajoute éventuellement un peu d’une crème. Servir la soupe chaude.

Dans les livres.

Dans la famille des fabacées (ex légumineuses), la fève cotoie le haricot, le petit pois pour ce qui concerne les principaux légumes. Parmi les grains secs, base d’une alimentation peu carnée : lentille, diverses variétés locales de haricots secs en grain, pois chiche, etc… Nombreux sont les végétaux de la famille des fabacées cultivés comme engrais verts : les trèfles (blanc, violet, incarnat, d’Alexandrie, de Perse, etc…), la luzerne, la vesce, la féverolle, etc…. Il y a bien sûr le soja : même génétiquement modifié, le soja importé d’amérique du Nord ou du Sud, dont l’élevage français est parfaitement dépendant reste une fabacée malgré tripatouuillages, désherbage chimique et transport  à travers les océans. Parmi arbres et arbustes, on trouve le robinier faux-acacia, la cytise, le cercis avec sa magnifique floraison rose/mauve, le févier (et ses énormes épines) etc…

Au jardin.

Semis et plantation.

Les Biaux Jardiniers sèment la fève en mottes, qui sont élevées quelques semaines dans la serre solaire à plants.

avant repiquage définitif en place. Pour allonger la période de récolte, nous en faisons plusieurs semis et plantations, d’abord pour culture sous tunnel, ensuite en plein champ.

Plantation de la fève sur planche permanente non filmée, sous tunnel froid.

Sous tunnel.

L’entretien de la culture se fait manuellement ; et dans la mesure où, sous tunnel aussi, nous travaillons  en planches permanentes c’est donc assez rapide puisque

  • les planches de culture elles même ont une belle terre souple puisqu’elle n’est jamais tassée, ni par le tracteur, ni par les pieds des Biaux Jardiniers. Le travail manuel y est donc rapide et demande assez peu d’effort,
  • par respect pour le travailleur, les allées permanentes sont simplement couvertes d’une toile tissée qui empêche la pousse des adventices… sans autre travail. L’occultation ainsi réalisée suffit à supprimer les adventices ; et en cours de culture, les toiles d’allée peuvent être retirées… pour servir ailleurs !

C’est avec la «rapette» que, peu après le repiquage en place, le travail d’entretien commence : pour des binages qui visent, non seulement à détruire les premières levées d’adventices, mais aussi à ameublir et aérer le sol en surface pour favoriser la pousse («un binage vaut deux arrosages», disait Monsieur Sagesse Populaire).

Des voiles de protection sont amenés préventivement, prêts à être déroulés sans perte de temps en cas de gel, mais uniquement en cas de besoin avéré,

Les allées permanentes sont couvertes d'une toile tissée contre les adventices.

Les Biaux Jardiniers, quitte à perdre quelques jours de précocité, choisissent de favoriser l’aération des plantes pour éviter l’apparition des maladies.

En fonction du stade de la culture, les voiles sont disposés soit sur de petits arceaux installés dans ce but en début de culture

Quand le soleil arrive, les voiles de protection sont retirés après une nuit de gel.

soit sur les piquets et fils qui ont ensuite été installés peu à peu pour ramer les fèves et ainsi éviter qu’elles ne versent. Et en fonction des conditions météo, c’est la cérémonie  : pose des voiles avant le froid, qui sont enlevés dès que possible pour favoriser l’aération.

Dès que la saison avance commencent les buttages. Ils sont réalisés régulièrement pour favoriser l’activité microbienne, éviter la verse, détruire les levées d’adventices, etc…

Premier buttage des planches de fève.

Une fois qu’elles ont «rempli leur mission» après plusieurs semaines d’occultation, les toiles des allées sont enlevées. Et les buttages se poursuivent régulièrement. Tout l’art du buttage consiste à amener beaucoup de terre fine et aérée sur le rang lui-même, «au pied» de la plante sans en abîmer les fragiles radicelles :

Buttage suite...

un travail de PRO auquel Charline, qui maîtrise l’usage du traditionnel sarclot forgé, s’entend parfaitement !

Et re buttage

La pousse de quelques adventices dans l’allée permanente est peu importante : un rapide passage à la rapette sur les récalcitrantes règle le problème.

Les Biaux jardiniers sont attachés à garder la culture «propre» jusqu’au bout, de façon à pouvoir, dès la fin de la récolte, qui est bien sûr manuelle,  semer un engrais vert dans de bonnes conditions «tout de suite» ( = sans besoin de faire un faux semis => gain de temps disponible pour le développement de l’engrais vert).

En plein champ.

Chantier en cours... patience !

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