On s'est pas mal occupés de nos oignons...

… depuis plusieurs semaines. En effet, les biaux jardiniers voulaient améliorer les conditions de séchage et de stockage de leur récolte d’oignon, qui n’étaient «pas terribles»… Comme le dit si diplomatiquement Dominique, le technicien maraîchage qui nous suit : «là dessus, vous avez une jolie marge de progrès».

En effet, et notre expérience nous l’a prouvé, le bon séchage pour une longue conservation ensuite de l’oignon dans nos conditions de Bresse demande que nous puissions le récolter avant sur-maturité, ce qui implique un séchage dynamique par ventilateur dans des contenants et un local adaptés. Les biaux jardiniers étaient tentés par cette nouvelle aventure. L’étage du bâtiment agricole bioclimatique était prêt à accueillir cette nouvelle activité. Mais en fin de carrière, est-ce bien raisonnable de se lancer dans ce genre de travaux ? Dans le cas précis oui, puisque Matthieu, le plus jeune fils, décidé à reprendre la ferme maraîchère de ses parents, avait proposé son aide comme il a provisoirement interrompu son «tour de France» des maraîchers bio qui ont accepté de l’embaucher quelques mois pour élargir sa formation.

Appuyés par les conseils éclairés de Thierry, conseiller maraîcher ayant travaillé dans le Nord ( donc acquis une solide expérience du suivi des grandes cultures endive, pomme de terre, oignon ), il a fallu dans un premier temps faire les plans et chercher les fournisseurs du matériel nécessaire. Ce qui ne fut ni le plus rapide ni le plus simple. Parce que bien évidemment, les fournisseurs, du haut de leurs dimensions industrielles, ne considèrent le paysan comme un client potentiel (auquel consacrer quelques instants à lui vendre) qu’à partir d’un tonnage annuel à sécher que les biaux jardiniers auront mis toute leur carrière à atteindre. Les biaux jardiniers se consolent en constatant que le plus souvent, et comme démontré il y a déja du temps : «small is beautiful». Mais quelle perte de temps ! Les premiers contacts ( ventilateur, pallox ) avaient été pris en été 2014, et le nécessaire a été livré cette fin de printemps ! Le bois, acheté à la scierie locale avait été mis à sécher un peu avant mise en oeuvre. Et comme un autre chantier est prévu pour cet hiver, tout a été approvisionné en même temps. 

Le chantier a été fait «à temps perdu», et quel dommage que les maraîchers bio n’aient, en été, pas plus de temps à perdre !

Mais finalement, on y est arrivés.

Bien sûr, restent encore deux trois choses à fignoler.

Mais grâce à Étienne, puis Louise-Michèle et Matthieu, des amis venus quelques jours en vacances à la campagne, la modification des pallox existants pour les adapter à ce nouvel usage s’est faite en parlotant dans la bonne humeur et sans traîner ( entre d’agréables repas entre potes, une manière pour les biaux jardiniers de prendre des vacances en été).

La récolte commence donc à sécher. 

Plusieurs sondes de température ont été installées aux endroits stratégiques

​Bien sûr, le plus dur est devant nous : comprendre pour maitriser ce nouvel outil… Quel sera le pourcentage de perte apporté par l’apprentissage de ce nouveau savoir faire ?

Mais une belle nouveauté est venue couronner ce local : la touche artistique apportée in situ par Clément, le fils aîné des biaux jardiniers.

Merci !!!

 

 

 

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