Radis botte

À la cuisine.

Le double usage.

La récompense du radis double usage en fonction de la couleur :

  • le rose ou le rouge cru avec pain et beurre (ou fromage frais de chèvre)
  • le vert en soupe de fanes : on épluche, coupe en petits morceaux et cuit des pommes de terre dans de l’eau un quart d’heure. Pendant ce temps, on sépare les fanes des radis roses et on les lave. On les met à cuire avec les pommes de terre les 5 dernières minutes. On peut ajouter juste en fin de cuisson quelques flocons de levure maltée. On mouline. On peut servir avec crème de lait de vache, d’avoine ou autre lait végétal.

Soupe fanes de radis botte et pomme de terre.

Cru.

Tartinade.

On brosse et lave les radis qu’on mixe avec du fromage de chèvre frais (par exemple celui que Yves François amène à la Guillamap), du jus de citron et un petit peu d’ail (par exemple quelques feuilles vertes d’ail nouveau). On sert en verrine, on tarine sur pain grillé, on accompagne de gressins, etc…Une recette que nos collègues de BLO (Bio Loire Océan) diffusent dans leur «manuel à tenir debout : comprendre les fruits et légumes biologiques».

Pesto à l’ail nouveau.

On lave les fanes d’une botte de radis, et on passe à l’essoreuse. On mixe avec 1/4 de tête d’ail nouveau en vert ou bien de la tige d’ail nouveau en vert et 5 cuillères à soupe d’huile d’olive. On rajoute du parmesan qu’on a rapé et on mélange. On peut conserver (au frigo) le pesto en bocal s’il est bien tassé (assez pour que l’huile recouvre).

«À la russe».

«À la russe», en général, caractérise les recettes à partir d’une mini lacto-fermentation.On coupe les racines en rondelles qu’on sale et fait dégorger 1/2 heure. On prépare une sauce à base de crème de vache épicée avec menthe ou ciboulette ou feuille de fenouil. On mélange avant de servir.

Cuit.

Terrine de printemps.

Aux fanes et épluchures avec ail nouveau en vert.

Hacher finement fanes ( de radis ou de navet ou de carotte ou du vert de bette ou de l’épinard) ou des grosses feuilles d’péinard ou de vchou pointu en mélange avec des épluchures ( de navet ou de carotte ou de courgette). On peut passer au mixer. On fait revenir en faitout avec un epu d’hiolme d’olive. On ajoute de la tige d’ail nouveau en vert ciselé très finement (4 cm de tige ou 1/8 de tête immature). On peut ajouter 2 c à s de purée de noix de cajou. Cuisson 5 minutes.
On mélange ensuite avec 1 verre de flocon de céréale (avoine, petit épeautre, etc…) On bat 2 oeufs avec 50 ml de lait, végétal ou animal.
Le total est mélangé hors du feu avec 3 ou 4 c à s de levure maltée, on remplit un moule graissé à l’huile d’olive. Cuisson au four 35 à 45 minutes au four à 180°.
Peut se manger chaud ou froid avec une salade, ou froid avec une sauce relevée, tapenade, etc…

Le Farçou.

Les feuilles de radis sont très bonnes pour faire des «farçous» dont la recette est ici.

Oeufs cocotte.

On coupe petit et cuit, très rapidement à la poêle légèrement graissée à l’huile, des fanes de radis, du champignon et de l’oignon. On en garnit des petits ramequins sur lesquels on casse un oeuf et verse un petit peu de crème fraiche. 4 minutes au cuit vapeur. On présente avec des rondelles de radis, de la ciboulette, ou tout autre végétal printanier qui fait envie. Et on n’attend pas pour se régaler avec pain beurre !

Dans les livres.

Le radis est de la famille des brassicacées (anciennement crucifères = fleur en forme de croix) où, en tant que racine, il cotoie notamment le navet. Et parmi les légumes-feuille tous les choux.

Au jardin.

Semoir Pourey.

Les Biaux Jardiniers ne voudraient pas semer leur radis avec un autre outil !!! le semoir à radis Pourey, du nom du maraîcher local qui l’avait conçu, et le fabriquait avec l’aide de ses enfants. La seule limite de ce petit outil, puisqu’il a été conçu pour le semis en zone très sableuse : en cas de sol pas tout à fait à l’exact optimum d’humidité, le manque d’adhérence implique de le mener à deux. Mais c’est, disent les maraîchers qui travaillent en couple, le charme de notre métier : on sème souvent  :-))

Le semoir

«Le Pourey» est un outil parfaitement adapté aux conditions maraîchères locales, puisqu’il en est directement issu. Il avait été conçu pour le semis sous chassis double avec un passage dans chaque sens qui laissait une bande non semée de part et d’autre du pied central.

Le "fameux" semoir Pourrey, fabriqué localement par le maraîcher du même nom dans les années 60 / 80

Semoir multi rang, c’est donc un outil très rapide : un aller retour à pied (et donc dans le silence !), et la planche permanente est semée en radis !

La régularité de la levée dépend de la qualité de l’arrosage et la rapidité de la levée bien évidemment de la météo.

C'est de la régularité de la levée que dépend la qualité de la récolte du radis.

Pour échelonner les récoltes, on échelonne les semis. C’est un genre de sport car selon les conditions, çà peut se jouer à deux jours près. Et le but, c’est d’avoir du radis pour la distribution des paniers, pas pour 2/3 jours plus tard…

Les semis sont échelonnés pour échelonner régulièrement les dates de distribution

Récolte.

Sous tunnel.

ou en plein champ, c’est dans tous les cas une récolte qui refroidit les genoux au printemps. Le pantalon imperméable et / ou les genouillères permettent d’arranger un peu le confort des pauvres travailleurs de la terre…  Mais dans les deux cas, peu suivent le rythme de «la patronne» !!!

Pour les semis tardifs les Biaux Jardiniers bénéficient le plus souvent de plus douces conditions de récolte…

mais bien évidemment pas toujours.

Le plus souvent, nous ne lavons pas nos bottes de radis avant de les distribuer dans nos paniers. Mais il y a des exceptions lorsque la récolte a du se faire en conditions pluvieuses…

Parfois, le lavage des bottes de radis est indispensable.

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