Panais

Au jardin

Semis direct

La culture du panais se mène un peu comme celle de la carotte, notamment concernant la maîtrise de l’enherbement : les biaux jardiniers utilisent grosso modo les mêmes techniques préventives (voir le détail ICI).

La levée du panais est dite «capricieuse» ; et elle est lente.

Le panais est donc très sensible à l’enherbement par les adventices. Les Biaux Jardiniers n’apprécient pas de voir leurs planches de panais en train de «se salir» suite à une période de pluie qui a contrarié les premiers binages.

Entretien

L’entretien de la culture se fait avec la bineuse de précision ou la houe maraîchère.

Entretien de la planche permanente de panais à la houe

Ce qui ne dispense jamais complètement d’un passage manuel sur le rang,

voire deux.

(Ci-dessus de gauche à droite : une occultation en place, une bande fleurie permanente réservoir d’auxiliaires, au centre 3 planches de panais, à droite carotte).

Les binages sont ensuite réalisé avec la bineuse simple. Dès qu’il est bien développé, le panais couvre assez le sol pour étouffer l’essentiel des adventices.

Le panais arrive peu à peu à maturité.

Il ne craint pas le froid.

Récolte, conservation

C’est un légume qui se conserve difficilement une fois récolté ; alors les biaux jardiniers le laissent en terre tout l’hiver. Ils l’arrachent mécaniquement au fur et à mesure des besoins…en fonction des contraintes météo !

Bien sûr, les rongeurs se servent au passage, mais ils n’ont pas le même gros appétit chaque année… heureusement !

En années moyenne, la lutte biologique menée par Swiffer

et sa descendance, très chasseuse aussi, suffit à maintenir les ravages des rongeurs à un niveau acceptable. Mulots, campagnols, ils n’en font qu’une bouchée (ou deux) !

Ils sont bien sur aidés dans ce travail par les autres auxiliaires (eux aussi fort heureusement non-végans) présents dans notre environnement bocager et diversifié (rapaces…).

Sauf en période de sol pris par le gel, les panais sont récoltés régulièrement pendant tout l’hiver,

Les biaux jardiniers ne lavent pas le panais : il est simplement brossé avant livraison.

Double avantage : le panais se conserve mieux, et l’eau (potable comme l’impose la réglementation pour cet usage)  est économisée. Chaque caisse est remplie directement à la peseuse. Le Biau Jardinier est allé chercher cette peseuse achetée à petit prix un jour d’hiver, «à temps perdu» (mais gagné ensuite !).

Ce contrôle permet au Biau Jardinier de s’assurer que chaque abonné sera correctement servi lors des distributions.

À la cuisine

Cru

Le panais s’oxyde très vite une fois rapé ; on peut incorporer du jus de citron quand on le prépare en salade seul ou avec carotte, voire cèleri-rave.

À peu près toutes les préparations de carottes peuvent s’appliquer au panais.

Cuit

À la poêle

préparer le panais en fines tranches (avec la râpe à concombre qui peut aussi servir en hiver) ou en cube comme des pommes de terre sautées. Faire fondre à la poële couvercle fermé et à feu doux avec un peu de matière grasse. Le temps de mettre la table, c’est cuit.

Au wok

On peut le faire au wok, seul, ou avec pomme de terre et carotte (dans ce cas, leur faire prendre un peu d’avance de cuisson). Ou avec du poireau

Soupe

Cuire le panais coupé en morceaux avec un oignon dans assez d’eau pour faire une soupe , mouliner le total et condimenter au curry.

En gratin de poireau

C’est comme les endives au jambon sauf que y a pas d’endive mais des poireaux, et pas de béchamel mais une purée de panais…   :-))  Cuire quelques poireaux. Faire une purée de panais, avec ou sans pommes de terre, avec ou sans lait. Mettre la purée dans un plat pour cuisson au four. Rouler les poireaux chacun dans une tranche de jambon. Poser sur la purée. Raper un peu de Comté par dessus et cuire au four.

Frites au four

On coupe en bâtonnets et on cuit 45 minutes à 180° sur la tôle au four.