Oignon de conservation

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Chantier en cours…

Au jardin

Bulbille ou semis ?

Zat is ze question ! car il y a deux façons de cultiver l’oignon : plantation (à partir de bulbille), ou semis (à partir de graine).

Nous pratiquons depuis très longtemps la seconde méthode, avec un semis non pas directement en terre, mais en mottes et suivi du repiquage en place ce qui nous semble mieux adaptée à nos conditions de petit maraîcher bio très diversifié. Plusieurs raisons expliquent ce choix de départ que nous avions fait sur notre ancienne ferme à l’époque, lointaine, où il n’y avait pas de bulbille disponible issu de culture bio. Nous n’arrivions pas à nous satisfaire d’utiliser la tolérance règlementaire qu’étaient bien forcées d’adopter les structures associatives qui géraient les controles bio à cette époque où elle n’était ni reconnue ni accompagnée.  Ayant donc pu acquérir un peu de compétences dans l’auto-production de mottes semées d’oignon jaune et dans ce mode de culture, nous avons pu continuer ainsi, et donc nous passer de bulbille bio quand il a fini par s’en produire, et de qualité satisfaisante. Car il y a aussi quelques raisons «de fond».

  • En premier lieu, il nous semble que ce n’est pas dans la vocation du maraîcher bio de participer à la division, à la parcellisation du travail : nous ne voulons pas que notre activité ressemble à celle de ces producteurs de porcs par exemple qui se divisent en naisseurs, engraisseurs, puis finisseurs… Déja, de nombreux secteurs de l’agriculture sont de plus en plus aux mains de l’industrie : la production d’une grosse partie des semences, des engrais organiques, de l’énergie, des matériels dont nous avons besoin nous échappe (pas tout heureusement, et cela dépend - aussi -  des choix professionnels de chacun). Nous avons donc choisi, autant que faire se peut, de limiter notre dépendance et de faire les choix de l’autonomie quand ils sont techniquement assez abordables pour les essayer avec des chances raisonnables réussite.
  • En second lieu, nous ne concevons pas notre travail de jardiniers sans avoir la maitrise complète du choix des variétés : il en va de notre liberté professionnelle, et du plaisir de nos clients.  Adaptation des variétés à nos conditions de terrain et de climat… adaptation aux goûts des citoyens qui mangent nos légumes… etc… il faut donc pouvoir choisir dans une gamme suffisamment vaste de variétés, notamment paysannes, pour «trouver son bonheur». Et  c’est une diversité que l’industrie du bulbille n’offre bien évidemment pas.  Et c’est une possibilité que l’industriel du plant en motte bio n’offre pas à ses clients. En tout cas les «petits». Cela lui est inhérent à ce système économique !
  • De plus, en ayant la possibilité de cultiver à échelle professionnelle certaines variétés que nous pensons méritantes, nous participons concrètement à leur maintien.

Ces choix «politiques» nous permettent ainsi d’offrir à nos abonnés différentes variétés d’oignon pour couvrir l’ensemble de la saison : il nous semble que c’est vraiment «un plus» pour les personnes qui ont fait le choix de manger nos légumes que d’avoir plusieurs goûts variés pour un même légume «de base» qui revient dans les paniers pendant 8 mois sur 12 (des ratatouilles aux bottes de radis !) .

Ainsi, selon les années,nous cultivons une variété très douce (mais de courte conservation) pour la fin d’été et l’automne, une variété ancienne très goûteuse mais pas trop piquante, une variété plus «classique» pour la conservation longue en hiver.

Culture

Les oignons sont, comme l’ail et l’échalote, une de ces cultures que nous établissons selon la «méthode corse» («méthode corse» ??? Ké Za Ko ??? => lire ICI !), principalement parce que sous nos climats bressans, les conditions ne sont pas réunies pour réussir un «faux semis» («faux semis»???Ké Za Ko ???  => lire ICI !) avant la mise en place de la culture. Et les Biaux Jardiniers n’ont pas recours à la main d’oeuvre gratuite (stagaiaires en «formation», woofers, etc…) pour «rattraper» les cultures envahies d’herbe (qui sans ce travail non rémunéré, seraient économiquement condamnées).

Petit roman-photo de la culture de l’oignon jaune, du semis en mottes à la récolte (photos prises sur plusieurs années et diverses variétés).

Planches permanentes cultivées selon la "méthode corse"

Utilisation d'un rouleau perceur léger auto-construit pour faciliter la plantation

Le paillage percé au rouleau marqueur auto-construit

Mottes issues d’un pépiniériste spécialisé 100% bio

Plantation de l’oignon jaune élevé en mottes

Pose des toiles dans les allées pour éviter l’enherbement qui serait difficilement maîtrisable mécaniquement sans risque d’abimer le paillage de la planche.

Voisinage méthode corse et bandes fleuries permanentes.

Voisinage méthode corse avec bandes fleuries permanentes…

Bandes fleuries permanentes autour d'un carré d'oignon en planche permanente

et avec chemins du jardin enherbés entretenus pour une floraison préservée

de façon à offrir aux insectes auxiliaires un «corridor écologique» tout en fauchant partiellement pour faciliter l’aération des cultures

Entretien différencié des allées

Récolte

À des dates variant selon les variétés, le début de tombaison du feuillage indique la possibilité de la récolte.

Après un très rapide séchage «au champ»

les Biaux Jardiniers rangent l’oignon en pallox pour le mettre en conservation.

C’est alors le moment de reprendre les planches en semant un engrais vert

Séchage et conservation

Local pour séchage dynamique par ventilation controlée.

LIEN

Préparation

À la cuisine

Bon appétit !