Sans chimie de synthèse

Le cahier des charges de l’agriculture biologique, et les choix écologiques des paysans bio !, excluent l’usage de tous les pesticides de synthèse légalement autorisés en agriculture… et ils sont nombreux : il en existe pour à peu près chaque usage !

Le Biau Jardin de Grannod

Un herbe risque d’être envahissante ? Pas de problème, le désherbant chimique est là ! No souci, et pschhhhhhhhhhhhit !

Les conditions sont propices au développement d’une maladie ? Le fongicide de synthèse répond ! No souci, et pschhhhhhhhhhhhit !

Sans recours possible à toute cette pharmacopée, on peut dire que les paysans Bio travaillent donc «sans filet». De fait, nous travaillons dans un optique de prévention. Car le nombre et la gravité des problèmes rencontrés en agriculture conventionnelle viennent de ses pratiques (rotations hyper simplifiées, engrais solubles nourissant directemenbt la plante, intensification, simplification du milieu jusqu’à l’absurde, etc… Plus grand monde d’ailleurs ne le conteste aujourd’hui.

Pour protéger leurs cultures de légumes de la concurrence des adventices (dites mauvaises herbes) les Biaux Jardiniers utilisent plusieurs techniques préventives complémentaires : rotation des cultures intégrant des engrais verts pluriannuels, méthodes douces et outils non violents de travail du sol, entretien mécanique, couverture du sol, faux semis, etc..

Pour lutter contre les parasites ou maladies, et bien avant l’usage des quelques produits minéraux simples homologués en bio, extraits végétaux, il s’agit surtout de prévention basée sur des pratiques agronomiques : une rotation équilibrée, le refus de l’intensification, et le respect et la valorisation du milieu : ce que les officiels appellent maintenant la «lutte biologique par conservation», reconnaisant par la-même qu’il suffisait de ne pas tout casser pour ne pas se précipiter dans une impasse…