Elle a du talent l'équipe à Matthieu !

Matthieu.

Pour travailler à plusieurs.

Matthieu a le goût des échanges humains, il est «branché collectif». Ce qu’ont confirmé les quatre années d’expériences professionnelles intenses dans des fermes diversifiées où il a travaillé - et été formé - avant de s’installer en 2016. Cultivées par plusieurs travailleurs, il avait pu y apprécier les avantages d’esprit comme organisationnels que cela peut apporter.

Ainsi, et bien que s’installant par reprise de cette ferme qui était mise en valeur «seulement» en couple, il souhaitait ne pas travailler en solitaire.

Or le projet d’association qui accompagnait dès l’origine sa démarche d’installation n’a finalement pas abouti.

Matthieu restait cependant convaincu dans sa décision de s’installer, mûrie au fil des années de pratique. Il a donc dû modifier son projet… et choisi de développer rapidement et fortement la ferme dans tous ses aspects : surface cultivée en légume, matériel utilisable, capacité de stockage des récoltes, facilité de préparation / conditionnement des légumes,  circuits de vente, etc… pour «gérer» efficacement les volumes permettant de rémunérer correctement plusieurs personnes qualifiées motivées par le maraîchage bio.

Ce qui est une démarche de développement / agrandissement pas forcément bien comprise, ou admise, depuis deux points de vue très répandus bien qu’opposés. Car effectivement :

  1. c’est une critique très fréquemment adressée à l’Agriculture Biologique par les tenants de la conventionnelle : «c’est pas  possible ! on peut pas faire de la bio, çà demande de payer bien trop de main d’oeuvre !»  Ce qui n’est juste que dans la seule mesure où - suite aux choix politiques imposés via les rentes annuelles issues du budget de la Politique Agricole Commune - l’agriculture conventionnelle n’a pu agrandir la surface cultivée par personne qu’en remplaçant le travail des hommes par l’application d’une chimie polluante. Et ainsi remplacer travailleurs agricoles par chomage et pollution… La critique n’est donc fondée que dans la mesure où, sur la ferme, on accepte cette politique…
  2. c’est d’autre part aussi une situation très fréquente avec les «méthodes qui font le buzz» («raméal-permacole-vivant-incroyable-micro-nourrissier» et autre vocables à venir fleurant bon la comm.) que d’être micro-réalisées quasi exclusivement entre le pouce et l’index, par des personnes à genoux. Et donc d’utiliser, par système, beaucoup de main d’oeuvre occasionnelle, sans compétence, très peu rémunérée, le plus souvent même quasi-bénévole (stagiaire, woofer, etc…), voire payante chez les meilleurs communicants ! Situation qui semble ne pas poser de problème «éthique» dans bien des milieux «progressistes» les soutenant…

Un choix de développement.

Le Biau Jardinier a fait un 3ème choix : le développement décidé et maîtrisé de la production et des ventes pour financer des revenus - décents - pour tous : salariés pérennes ET paysan durable. Malgré les risques de froisser certains des partisans du choix 1 comme du choix 2, et fort heureusement pas tous !

C’est donc ainsi que, dans la phase d’installation , pas mal d’investissements et chantiers ont été réalisés à bon rythme, chaque année, au jardin (ET) au bâtiment, car l’un ne peut  aller sans l’autre.

  • 2016 : construction de 5 tunnels à pieds droits (ET) installation extérieure d’une caisse frigo de camion, achat d’un grand fourgon,
  • 2017 : aménagement d’une parcelle de jardin (ET) agrandissement du local de conservation des courges, du local de séchage / conservation des oignons, mise en service de la deuxième chambre froide (gros oeuvre d’origine),
  • 2018 : aménagement d’une parcelle de jardin (ET) des portes de chambre froide, construction de rangements, achat d’un second fourgon (sur-élevé),
  • 2019 : construction d’un quadri-tunnel, automatisation complète de l’arrosage de l’ensemble du jardin (ET) agrandissement du bâtiment existant par l’aménagement de ses 100 m2 d’auvent et la construction dans la cour d’une serre  chapelle de 200 m2.

Et certains des ces gros chantiers ont déja donné lieu à des «mobilisations générales» !

Les Biaux Jardiniers ont du talent !… avait décidé le réseau des techniciens chambre d’agriculture…

 puisque Matthieu a été un des lauréats distingués lors du salon Tech&Bio, qui a lieu un an sur deux dans la Drôme.

avec une vidéo en prime.

Notre métier : paysans.

Il nous semble qu’une des manières de chercher à «avoir du talent» sur nos petites fermes paysannes de maraîchage bio diversifié, c’est d’essayer d’allier polycompétence, capacité d’organisation, envie d’observation, volonté d’adaptation aux exigences du milieu, etc… pour réaliser en conscience la vaste gamme des différents travaux nécessaires.

  • Avec les différents légumes.
  • Au fil des différentes saisons.
  • Dans les différents lieux et modes de vente.
  • Par les différents métiers qu’il faut savoir pratiquer : production et vente, mécanique et construction, gestion, etc…

Enfonçons les portes grandes ouvertes :

  • les consommateurs mangent toute l’année…
  • l’agriculture est tributaire du climat du lieu où elle s’exerce… ainsi que de la météo…
  • le maraîchage diversifié est une activité par nature très saisonnière….
  • d’autant plus si on refuse par exemple le chauffage sous serre…
  • la somme de travail à fournir durant la bonne quinzaine de semaines de pleine saison est sans rapport avec celle de la quinzaine de semaines d’hiver…

Parfaitement normal !

  • quand «çà» pousse vite, «on» doit travailler beaucoup,
  • quand «çà» pousse lentement, «on» doit travailler peu.

Et oui ! L’agriculture n’est pas vraiment un métier d’immuable train-train préfabriqué… Il faut ainsi s’adapter aux bio-logiques de la vie :

  • la durée de la semaine de travail agricole, par définition, ne peut pas être indépendante du rythme du sol et des saisons !
  • les aléas, par définition, ne préviennent pas…

Il faut donc savoir être heureux au travail hors de la douce régularité des routines garanties. Dans le cadre civilisationnel établi par le Code du Travail.

C’est principalement cette disponibilité à la réalité biologique, ce rythme de travail dépendant de celui de la vie qui rend notre métier généralement peu attractif pour le mode de vie et les «valeurs» associées de la «civilisation» extractiviste de consommation industrielle...

Des salariés permanents.

Une équipe de travail.

Même si chacun a ses compétences et ses affinités de travail propres, une des règles des Biaux Jardiniers est que toute l’équipe participe à ce qui, selon les fermes et les producteurs, est appelé - avec humour ! -  «expédition», «commando», «opération», «corvée», ou «galère», etc… bref, ces actions maraîchères incontournables, potentiellement monotones et pénibles par leur durée et la posture, si pesantes quand elles sont réalisées par une personne seule… et dont l’ambiance change radicalement en groupe !!

Ce peut être le cas des désherbages de finition manuels dans les «grosses» cultures

Lors de plantations longues, ou de quelques grosses récoltes manuelles.

Charline.

Après son Bac Pro en production végétale, Charline a travaillé une année en Bresse : dans un Gaec horticole de Sornay. Puis elle a fait une année complète dans les vignes de Meursault. Et après une formation en CFPPA à Beaune (conduite du vignoble et taille de la vigne) elle a travaillé trois années comme ouvrière agricole en viticulture à Meursault.

Charline, qui habite «just’d’l’aut’côté d’la Seille» a réorienté en 2017 sa carrière dans le maraîchage diversifié : au Biau Jardin de Grannod. Dans un premier temps par des contrats saisonniers de 5/6 mois deux années de suite. Elle travaille depuis janvier 2019, en CDI à plein temps. Elle s’occupe d’un peu tous les travaux au jardin : plantation, entretien, récolte, confection des paniers, etc… Aux travaux de conduite d’engins en préparation du sol, elle préfère ceux qui sont principalement manuels, et au jardin ils ne manquent pas, d’autant que sur une petite ferme comme la nôtre, il est exceptionnel de ne pas changer de production ou d’activité au cours de la journée !

Elle a aussi «ses domaines» propres, notamment la confection des mottes et le semis de ceux des plants  à repiquer que nous n’achetons pas : plusieurs légumes, et bien sûr la gamme des fleurs pour bandes fleuries permanentes.

C’est elle qui assure le suivi «tuteurage / taille» des tomates, concombres et l’essentiel de sa réalisation hebdomadaire, et ça n’est pas un détail !

Autre domaine réservé de Charline : en saison à peu près chaque semaine, en équipe avec Matthieu au tracteur,

elle guide avec précision et une belle efficacité, une des bineuses : celle adaptée au travail du moment.

Charline n’a pas complètement abandonné ses amours viticoles : elle aime prendre une partie de ses congés pour continuer à faire les vendanges. Çà la change de récolte…

Vivien.

Après un début de carrière agricole trois années durant sous forme de contrats saisonniers chez différents viticulteurs, Vivien a entamé une démarche conséquente de formation en viticulture / oenologie : en 2014 par un BPREA (Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole), suivi par un BTS (Brevet de Technicien Supérieur) en 3 années par alternance chez un viticulteur Bio en Sud Ardèche : le Mas de Libian. Il a ensuite été salarié chez deux viticulteurs : un an comme ouvrier tractoriste sur un domaine conventionnel de Gevrey-Chambertin, puis un an en Bio dans le Beaujolais comme ouvrier agricole sur le domaine Chasselay. L’appel de la bresse était plus fort que la passion du vin…. 

Depuis le printemps 2020 Vivien travaille en CDI à plein temps au Biau Jardin. Il participe à tous les travaux : plantation, entretien, cueillette, confection des paniers, etc…

Vivien lui aussi a «ses domaines». Plus grand, c’est logiquement lui qui fait les bricolages en hauteur :-)

Expérience et formation professionnelle oblige, Vivien est bien attiré par les travaux avec les différents matériels à moteur, y compris donc l’outillage portatif. C’est ainsi qu’au delà de certains travaux au tracteur, il est plus particulièrement en charge  de l’application des traitements à réaliser au jardin avec l’atomiseur ou le pulvérisateur, puisqu’il a validé la formation pour. Vivien est aussi «le roi du rotofil» : il n’a en effet pas son pareil, lors des «nettoyages» des bouts de planches et fignolages d’allées, etc… pour reconnaître d’un coup d’oeil - et épargner - les plantes choisies pour leur capacité à attirer les auxiliaires.

Et on voit le résultat ! Les insectes auxiliaires apprécient son travail réfléchi de fauchage botanique.

Autre domaine réservé de Vivien : il assure régulièrement une partie des livraisons avec un fourgon.

Vivien fait aussi pas mal de tracteur.

Personnellement, Vivien a bien d’autres qualités… et parmi celles que l’on peut divulguer, il est amateur de musique «trad» et danseur, et se transforme en DJ brocante lors des moments festifs sur la ferme («40 ans de Bio des Biaux»), mais aussi, et plus régulièrement, les soirées associées aux week-end de visite à la ferme organisés pour les abonnés de paniers.

Des salariés saisonniers.

Chaque année, le Biau Jardinier embauche l’équivalent d’une personne à plein temps en contrat saisonnier pendant les quelques mois de la pleine saison. Selon les années, les éventuels chantiers prévus, les moments, les disponibilités, etc… une ou plusieurs personnes contribuent à «faire la saison».  Comme bien des maraîchers et arboriculteurs français, les Biaux Jardiniers sont très régulièrement sollicités par des entreprises proposant des équipes de travailleurs européens ou extra européens.

Le Biau Jardinier préfère s’adresser aux membres de son réseau. Cette page est l’occasion d’en remercier particulièrement quelques uns.

Aurélie.

Ayant dû fermer son salon «Alizée Coiffure Louhans» au printemps 2020 pour cause de coronavirus, Aurélie a donc été du jour au lendemain privée de revenu. Elle a aidé à faire face au supplément de travail occasionné  dans la préparation des paniers individuels. Vengeance !

Julien.

Julien, bressan de souche, poursuit en région parisienne sa formation de barman avec un très grand succès : il a remporté le concours européen du meilleur jeune barman 2020 qui s’est déroulé en Belgique. Il devient donc un habitué des palaces ! (de l’autre côté du bar…). C’est au titre de saisonnier très polyvalent qu’il a «fait la saison» 2019 au Biau Jardin de Grannod : démontage de serres achetées d’occasion, remontage et chantier du bâtiment chapelle,  etc…

Même si il préfère l’activité chantier bâtiment au maraîchage, Julien n’est jamais pris au dépourvu !

Il a aussi «fait le confinement» du printemps 2020.

Et quand il s’agit de participer avec ses compétences professionnelles de haut niveau au bon déroulement de la fête des «40 ans de Bio des Biaux» ou à des soirées avec les mangeurs de nos paniers de légumes, Julien est tout autant à son affaire !

Noémie.

Noémie est séduite par la vie en mobilité : été en agriculture, hiver en montagne.

Avec sa bonne humeur contagieuse, elle a fait l’été 2020 avec les Biaux Jardiniers.

et participé à tous les travaux de saison.

Charline l’a initiée à la taille des légumes d’été.

Sa présence a permis d’instaurer la parité entre Biau Jardinière pour une saison sèche complète !

Et puis des artisans.

Grebert Manutention.

Chaque fois qu’il y a besoin de travailler en hauteur en toute sécurité, l’entreprise brangeoise Grebert Manutention fournit à tarif raisonnable le matériel adapté. Et c’est drôlement efficace !

Grebert TP.

Chaque fois au Biau Jardin qu’il faut creuser des trous ou des fossés, niveler des pentes pour évacuer de l’eau en excès ou créer des mares, rendre carrossable une surface ou faciliter l’accès à une parcelle, etc… etc… Charlie, ami d’école qui a créé sa boite de TP en même temps que Matthieu s’installait, répond présent ! Toujours avec le sourire,

y compris quand il prend la «légendaire» pose du cantonnier qui se re-pose !

Avec sa grosse pelleteuse ou bien une mini-pelle, avec son poids lourd ou bien son laser, etc…

et surtout ses compétences et son amour du travail fignolé.

Richard Lecuelle.

Professionnel du bâtiment de longue date, ex salarié dans une grosse entreprise brangeoise aujourd’hui disparue, Richard, maintenant auto-entrepreneur, remplit au Biau Jardin de Grannod la fonction de chef-menuisier, chef-maçon, économiste de chantier, conseiller technique, surveillant de travaux, etc… etc…

Il a été le grand ordonnateur de la modification d’usage de l’auvent du bâtiment d’origine, comme de la construction du bâtiment chapelle qui a été consturit dans la cour.

Monteiro Motoculture.

Jean-Charles Monteiro vend (et entretient !) à Sornay du matériel de motoculture. Quand le Biau Jardinier se confronte une panne «mystérieuse» sur un matériel à moteur, il l’apporte à l’atelier Monteiro Motoculture, et peu après, le moteur pétarade à nouveau !

Quand, pour remettre en route une des machines achetées d’occasion, le Biau Jardinier s’arrête dans un démontage / réparation faute de certitude suffisante dans ses compétences, en électricité moteur par exemple, c’est Jean-Charles qui, sur un coup de fil, se déplace sur la ferme sans délai et qui remet au boulot la machine récalcitrante.

Quand lors d’interventions programmées, il s’agit de mettre en place des adaptations «à la demande»  il arrive qu’il soit parfois un peu embêté…

mais çà n’est que momentanément seulement !

Et des voisins agriculteurs.

Plusieurs agriculteurs conventionnels font profiter les Biaux Jardiniers de leur matériel «grande largeur», ce qui permet d’accéder à des techniques inenvisageables autrement. Notamment pour les foins, le travail du sol dans les grandes parcelles de terre en conversion.

Romaric.

Romaric travaille sur la ferme des Bioux, qui produit du poulet de Bresse, et donc des céréales. Plusieurs des matériels qu’ils utilisent peuvent aussi être très efficaces chez les Biaux jardiniers. Par exemple sur les grandes parcelles de terre en conversion. Pour l’installation d’engrais verts au semoir pneumatique combiné à une herse rotative grande largeur et tracteur monté en roues jumelées pour ne pas tasser la terre.

ou pour les broyer.

Pour l’entretien des prarires permanentes.

Pour faire les foins.

Ronald.

Ronald est éleveur de porc à Sornay. Il produit sur sa ferme quasiment toute l’alimentation nécessaire à son bétail, et dans ce cadre, il est passé depuis plusieurs années au travail de sol sans labour.

Il dispose donc de plusieurs outils agronomiques avec lesquels il intervient chaque fois que de besoin dans les grandes parcelles en conversion que le Biau Jardinier a récemment acquises.

Et en fin deux Biaux Retraités.

Ensemble et principalement, les Biaux Retraités réalisent des recettes… ils les goûtent… Et puis, quand le résultat leur plaît bien, ils les publient sur le site !

Françoise.

La Biau Retraitée est parfois sollicitée comme «joker de dépannage» en cas (très rare) de retard dans les préparation de légumes,

voire encore plus exceptionnellement pour quelque cueillette dont elle est familière.

Mais surtout, elle est titulaire du poste surveillance / piégeage des rongeurs, même si parfois elle préfère «déléguer à qui de droit» le soin de finir le travail au cas où le piège à guillotine n’a pas «exécuté» son boulot complètement…

Pascal.

Le Biau Retraité, lui, joue le rôle de chargé de comm› en tenant scrupuleusement à jour le site dans ses diverses rubriques :

  • les articles de blog qui suivent l’actualité hebdomadaire du jardin,
  • les articles des livres : Visiter le ferme, Bibliothèque des Biaux Jardiniers, Fiches-légumes…

Dans ce cadre, la ferme a investi dans un appareil photo un peu moins gadget… à charge pour lui de se former pour illustrer ses petits bla-bla(s?) de meilleures prises de vue… c’est pas gagné !

Le Biau Retraité participe de temps en temps à des discussions techniques ou préparations de choix d’orientation avec le Biau Jardinier en titre.

Sur le terrain, il a notamment en charge la multiplication de quelques fleurs favorables aux auxiliaires à partir d’espèces déja validées par la pratique, notamment des graines cueillies dans les bandes fleuries, dans le but d’en disposer en quantité suffisante pour les incorporer économiquement aux mélanges d’engrais verts pluriannuels diversifiés semés sur grande surface.

Le Biau Retraité multiplie aussi les pieds-mère récoltés dans différents lieux sur la ferme afin de poursuivre les essais de plantes particulièrement attractives pour les insectes auxiliaires.

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Elle a du talent, l’équipe à Matthieu !

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