Un demi hectare de bois

C’était un petit pré qui avait été depuis longtemps peu à peu abandonné. Y poussait un très beau chêne isolé, peut-être planté en son temps pour servir d’ombrage aux bêtes qui y pâturaient ?

La parcelle avait donc bénéficié, comme c’est fréquent, d’un semis naturel de glands ; et ils avaient pu se développer sous la protection des ronces qui avaient envahi faute d’être rognés par la dent du bétail. Ce qui confirme ce proverbe des forestiers traditionnels : «la ronce est le berceau du chêne».

Quand nous avons pu acheter cette parcelle, nous avons choisi, après qu’elle ait servi de terrain de jeu et d’aventure, de repaire à cabanes, etc… pour les jeunes ruraux du quartier, de ne pas défricher ni remettre en prairie permanente. Mais de la valoriser en bois. Nous apprenons donc à la conduire en taillis sous futaie. Le bois issu de l’entretien (élagage, balivage, etc…) n’est pas brulé sur place en pure perte (et encore moins selon la méthode «traditionnelle» du feu nourri à l’huile de vidange), mais sorti, et rangé «su’le tas d’bois». C’est un des avantages du déchiquetage (LIEN): il permet de valoriser toute la récolte, même les petits bois. 

Ces «déchets d’entretien» permettent de produire de temps en temps un petit peu de l’énergie utilisée pour le chauffage de la ferme. Énergie renouvelable donc.

Il y a aussi pas mal de robiniers faux acacias, qui donc attirent les butineurs, ce qui est très positif aussi (lien) pour la production des légumes.

Plusieurs saules et aulnes présents en bordure du chemin étaient des têtards, source de grande biodiversité, nous les entretenons comme tels.

Ce qui ajoute au charme des ballades sur le sentier balisé du chemin communal.

D’autant que, de l’autre coté, «les Biaux» ont planté une haie qui commence à être bien sympthique…