4.5 hectares de jardin

Le jardin est longé de plusieurs haies de feuillus de pays en mélange et de belle épaisseur principalement coté Nord et coté voisinage. Certaines étaient présentes à notre arrivée sur la ferme, nous en avons planté d’autres avec l’aide du «plan bocage» de la région Bourgogne. Ces haies sont composites : il y a un étage arbustif, un étage intermédiaire à recéper, et un étage de haut jet. Le mélange est composé d’une douzaine d’espèces feuillues et de quelques petits persistants indigènes.

plusieurs blocs…

Les 4.5 hectares du jardin sont principalement divisés en blocs rectangulaires de même format et d’un hectare et demi​ de surface, ce qui facilite énormément la gestion des rotations culturales. Tout autour de chacun d’eux, une large allée enherbée permet les circulations et les maneuvres. Ces allées sont entretenues selon le principe de la «fauche alternée» ce qui permet d’avoir en permanence, bien que des végétaux aient été broyés ou coupés, d’autres en cours de végétation, voire des tiges mûres, ce qui contribue à maintenir les populations d’insectes présentes en leur offrant le gite, le couvert, et des couloirs de circulation.

de carrés…

Chacun de ces blocs est divisé en carrés de culture, séparés les uns des autres par une bande fleurie source de biodiversité qui facilite l’installation pérenne des auxiliaires jusqu’à l’intérieur de chaque carré de culture. Il nous semble que cela permet de maintenir les parasites à un niveau tout à fait supportable sans recours régulier aux insecticides bio mais non sélectifs. Chaque carré de culture est en même temps une unité d’arrosage et une unité de rotation.

de 16 planches…

​Au sein de chaque carré, les 16 planches accueillent chacune à leur tour les cultures prévues de l’année. Nous ne menons qu’une seule culture sur chaque planche chaque année, ce qui permet d’avoir le temps de pratiquer des faux semis, des occultations pour lutter préventivement contre les adventices, ainsi que des engrais verts dérobés. Selon ses exigences propres, chaque légume est cultivé sur un, deux ou trois rangs par planche, pas plus, ce qui apporte assez d’aération entre chacun, donc participe à la prévention de l’apparition des maladies. 

Nous essayons d’utiliser des méthodes de travail respectueuses de la structure du sol : outils peu violents, limitation du tassement. La terre de la planche dans laquelle pousseront les végétaux n’est jamais matraquée par la roue du tracteur : nous travaillons en «planche permanente».

La planche est l’unité de commercialisation : c’est son format qui correspond au nombre de paniers que nous pouvons faire chaque semaine sur toute l’année.

en rotation

Environ la moitié des carrés sont cultivés en légumes. Et la moitié en engrais verts pluriannuels. 

Nous avons fait ce choix pour lutter plus facilement contre l’enherbement et la pression des maladies. Et contre l’apparition de tous les problèmes de «fatigue des sols» amenés par les méthodes maraîchères anciennes basées sur la succession intensive des légumes, la culture à faible écartement, l’apport en très grosse quantité de fetilisants extérieurs à la ferme etc… 

Il nous semble que le système paysan que nous pratiquons permet d’assurer à long terme la fertilité du jardin et le bon état sanitaire des cultures. Donc la pérénnité de la ferme car notre but est aussi sa transmissibilité !

«Nous ne sommes pas propriétaires de la terre héritée de nos parents; nous ne sommes que les locataires des générations futures.»