Sans insecticide chimique de synthèse

Sans insecticide ni fongicide de synthèse pour lutter contre les parasites et maladies, nous mettons en oeuvre une large gamme de moyens préventifs; et d’abord, fondamentalement, le

Refus de l’intensif

Nous refusons les techniques d’intensification pronées par les «écoles» de maraîchage sur petite surface (dit maraîchage bio - intensif) ou autres idéologies de «micro-fermes». Certaines «tendances» en vogue prétendent remettre au goût du jour les techniques utilisées par les maraîchers parisiens du XIXème siècle (qui disposaient d’une main d’oeuvre familiale nombreuse et gratuite avant la scolarisation obligatoire comme d’une clientèle consacrant un énorme pourcentage du budget familial à son alimentation…).

Nous, paysans maraîchers en culture biologique controlée, avons fait des choix paysans :

- nous menons les cultures à densité peu élevée, ce qui peut logiquement limiter la quantité récoltée, MAIS favorise une bonne aération, donc limite les conditions propices au développement des maladies.

- nous pratiquons une rotation «lente», avec un gros pourcentage du jardin en engrais vert pluri-annuel, ce qui peut logiquement «perdre de la place» et diminuer le chiffre d’affaire, MAIS permet de rompre le cycle des maladies et parasites puisque chaque famille de légume ne revient pas avant de très nombreuses années sur le même carré.

Et quand les mesures préventives ne suffisent pas à elles toutes seules, nous utilisons quelques uns des produits végétaux ou minéraux simples autorisés en culture biologique contrôlée.

Contre les parasites des cultures, notre démarche consiste ainsi à valoriser au maximum le milieu offert par notre ferme. Non seulement en entretenant le bocage, les prairies permanentes, les zones humides,  mais aussi en attirant les auxiliaires jusque dans les cultures elles-mêmes, par l’implantation de bandes fleuries permanentes entre les carrés de légumes.

Bandes fleuries et auxiliaires

Dans notre Biau Jardin de Grannod dès la fin du précédent millénaire (…) et comme sur notre ferme précédente, nous avons toujours beaucoup investi dans l’entretien du bocage présent et la plantation de haies où nous pensions qu’il y en avait besoin (LIEN). Pas seulement pour se protéger des vents comme des dérives du voisinage ; aussi pour offrir le gîte et le couvert à là faune auxiliaire. Mais bien sûr, ces haies se situent toujours en périphérie des parcelles. Alors : quid du milieu du jardin ???

Répression des ravageurs