Myrobolan


Important changement dans les haies bocagères que nous avons plantées un peu partout sur notre ferme : depuis une semaine, le prunier myrobolan fleurit. C’est, avec le prunellier ( ou épine noire )  -Prunus spinosa- une des essences locales à la floraison la plus précoce dans les haies champêtres.

Le prunier myrobolan ( Prunus cerasifera ) sert de porte greffe fruitier.  Son bois et son écorce ressemblent au merisier. Il donnne une grande quantité de prunes de différentes couleurs ( du jaune au rouge ) quand les dernières gelées de printemps l’épargnent en période de nouaison… On en extrait à la vapeur un excellent jus de prune qui se boit avec de l’eau, ou un bon crémant de Bourgogne ( avec modération, évidemment).




Violence des échanges en milieu biologique...

Voilà plusieurs semaines qu’il y avait des dégats dans les planches de cote de bette de printemps sous tunnel. Mais localisés à un seul endroit.



Indiscutablement, l’ennemi attaquait par en dessous; nous avons donc installé une série de pièges » topcat». Les premiers résultats n’ont pas été convainquants : faute de trouver rapidement la galerie principale qui connait le plus de trafic de rongeurs,  les premières prises se sont fait attendre plusieurs jours.
Puis coup sur coup, il y a eu 3 victimes.



Ci dessus, la quatrième … Depuis trois jours, plus de dégats.

Enfin !


Enfin un temps de jardinier.  Ca commençait à manquer après ce long hiver  froid et humide. Les terres étaient trop gorgées d’eau pour les préparer pour les semis et plantations de printemps; le retard commençait à s’accumuler. Mais cette semaine, nous avons enfin pu commencer à «travailler dehors» ( traduction : préparer les planches de culture en plein champ ).

Après le passage de butteuse pour réhausser les planches permanentes au début de la semaine, le terrain était suffisamment ressuyé vendredi pour un passage de la fouilleuse à planches  ( un outil  «home made» à partir d’un vieil outil bio des années 60 - 1900, bien sûr ).

épandage de fumier composté sous tunnel



Petit exercice d’endurance physique la dernière semaine de février : apporter du compost frais sous tunnel.

Pour participer à ce petit jeu, plusieurs conditions doivent être réunies :
d’abord, disposer de compost frais (élémentaire, mon cher Watson !). Rappel : nous avons monté un joli petit tas de compost fin janvier, (clic pour détails)  dont la rempérature est restée 3 semaines entre 65° et 55°.
ensuite, disposer d’un tunnel … sans légumes; ce qui n’est pas forcément très courant en hiver, et de toute façon ne dure pas.

Sans désherbant chimique...

La non utilisation de désherbant chimique dans nos cultures n’est possible que par la mise en oeuvre de plusieurs techniques, préventives et curatives.


Le faux semis consiste à préparer le sol suffisamment longtemps à l’avance pour faire lever les graines d’adventices présentes dans le sol, et ce avant l’établissement de la culture.

Le désherbage thermique est une façon efficace et économique détruire un faux semis par la chaleur amenée très temporairement et seulement en surface du sol au moyen de brûleurs à gaz. Donc aucun rapport avec la violente technique de désherbage à la vapeur dérivée des méthodes de désinfection de sol.

Y'a pas mal soufflé, c'te nuit ...


… et une partie du toit du hangar de notre voisin Paul, agriculteur en retraite, s’est envolée, arrachant aussi une partie de la charpente » home made «.




Il y a eu quelques tôles qui ne sont pas allées plus loin que sur la route, attendant gentiment le passage de notre voiture direction le bus pour le lycée ; d’autres l’ont traversée pour un voyage plus important d’une vingtaine de mètres dans le pré.



Inondations ?



Les terrains étaient gorgés d’eau… les dernières pluies en ont rajouté pas mal… la Seille déborde…elle arrive juste au bas de notre pré-verger


Dans la parcelle de plein champ, difficile de marcher sans la bouée !!!

Les choux frisés et de Bruxelles ont les pieds dans l’eau. A force, ils risquent de manquer d’air…

Sagement, le tracteur reste garé sous l’auvent. On le comprend : les premiers semis à l’extérieur ne sont hélas pas encore à l’ordre du jour.

Vouaille don, ça sent la chogne !



Quelques unes de ses bêtes n’étaient pas très bien parce qu’il y avait trop de fumier dans certains des boxes : Thomas a donc décidé de les curer. Il y avait juste  de quoi remplir une pleine remorque. Comme le passage du retourneur d’andains de la Cuma ( coopérative d’utilisation de matériel agricole ) dont on fait partie était possible cette même semaine, l’occasion était trop bonne !  Nous nous sommes donc fait livrer environ 8 tonnes de fumier de bovins bio. Donc pour commencer, bennage en tas un jour de frais brouillard :

 

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