Au jour le jour

Journée de formation...


Un voyage supplémentaire dans la région lyonnaise cette semaine ( c’est pas écologique ! ) jusqu’à la  SERAIL (station expérimentale Rhône-Alpes légumes) à Brindas pour participer à une journée de formation sur le thème : protection alternative en cultures légumières : lachers et gestion d’auxiliaires, visites d’essais.

Journée passsionnante d’informations en salle , d’échanges, de visites. Protection biologique, haies, bandes fleuries ou enherbées, nichoirs, etc..Echanges avec les techniciens, les chercheurs, les collègues, mais c’est bien loin une veille de livraison de paniers à Lyon !

Ci dessous des photos prises cette semaine de quelques uns des aménagements faits dans notre jardin.

9876.5

9876.5, ça fait une belle succession logique, le jardnier rêveur aurait préféré lire 4321.0
9876.5, c’est le chiffre qu’affichait le compteur d’heures du tracteur hier : neuf mille huit cent soixante seize heures et demi de travail. Il date de 1976 ( l’année de la sécheresse, et de l’impôt qui irait avec ! ),
mais nous ne l’avons que depuis 20 ans ( l’année du bicentenaire ).


merci, Miss Trop pour dessin  et photo.

En mai, fais ce qu'il te plait...l'épandage de fumier par exemple


Eleveur bio de bovins allaitants près de la Saône, Raymond a curé ses écuries la semaine dernière. Le transport par camion a été assuré par Romain. Le tas, d’un peu plus de 50 tonnes, a été laissé tel quel car le but n’était pas de le composter, mais de l’épandre frais selon la technique du compostage de surface.

La soudure...


Une fois par an, le gros problème du maraîcher, c’est «faire la soudure»… Selon les rigueurs de l’hiver, la douceur du printemps, c’est plus ou moins tôt, plus ou moins tard, c’est selon… Bref ce n’est pas tous les ans à la même époque, mais la soudure, ça revient tous les printemps.

Il y a un bon moment que des abonnés aux paniers me demandent une définition simple de la soudure…
Premier réflexe : chercher une définition de «faire la soudure» dans le dictionnaire. Le mien est  vieux mais se tient encore bien, il a juste quarante ans et c’est paraît il la dernière édition dans laquelle si on cherche une définition du mot » bavure» on ne trouve aucune allusion à la bavure policière : heureux temps !!!!

Myrobolan


Important changement dans les haies bocagères que nous avons plantées un peu partout sur notre ferme : depuis une semaine, le prunier myrobolan fleurit. C’est, avec le prunellier ( ou épine noire )  -Prunus spinosa- une des essences locales à la floraison la plus précoce dans les haies champêtres.

Le prunier myrobolan ( Prunus cerasifera ) sert de porte greffe fruitier.  Son bois et son écorce ressemblent au merisier. Il donnne une grande quantité de prunes de différentes couleurs ( du jaune au rouge ) quand les dernières gelées de printemps l’épargnent en période de nouaison… On en extrait à la vapeur un excellent jus de prune qui se boit avec de l’eau, ou un bon crémant de Bourgogne ( avec modération, évidemment).




Violence des échanges en milieu biologique...

Voilà plusieurs semaines qu’il y avait des dégats dans les planches de cote de bette de printemps sous tunnel. Mais localisés à un seul endroit.



Indiscutablement, l’ennemi attaquait par en dessous; nous avons donc installé une série de pièges » topcat». Les premiers résultats n’ont pas été convainquants : faute de trouver rapidement la galerie principale qui connait le plus de trafic de rongeurs,  les premières prises se sont fait attendre plusieurs jours.
Puis coup sur coup, il y a eu 3 victimes.



Ci dessus, la quatrième … Depuis trois jours, plus de dégats.

Enfin !


Enfin un temps de jardinier.  Ca commençait à manquer après ce long hiver  froid et humide. Les terres étaient trop gorgées d’eau pour les préparer pour les semis et plantations de printemps; le retard commençait à s’accumuler. Mais cette semaine, nous avons enfin pu commencer à «travailler dehors» ( traduction : préparer les planches de culture en plein champ ).

Après le passage de butteuse pour réhausser les planches permanentes au début de la semaine, le terrain était suffisamment ressuyé vendredi pour un passage de la fouilleuse à planches  ( un outil  «home made» à partir d’un vieil outil bio des années 60 - 1900, bien sûr ).

épandage de fumier composté sous tunnel



Petit exercice d’endurance physique la dernière semaine de février : apporter du compost frais sous tunnel.

Pour participer à ce petit jeu, plusieurs conditions doivent être réunies :
d’abord, disposer de compost frais (élémentaire, mon cher Watson !). Rappel : nous avons monté un joli petit tas de compost fin janvier, (clic pour détails)  dont la rempérature est restée 3 semaines entre 65° et 55°.
ensuite, disposer d’un tunnel … sans légumes; ce qui n’est pas forcément très courant en hiver, et de toute façon ne dure pas.

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