Y' a des fois, le fumier, c'est vraiment la merde...

Pas d’autre formulation possible pour essayer de nommer le problème avec un peu d’humour et de distance. Parce que oui, cette année, retourner le fumier pour monter le tas de compost (c’est à dire provoquer une bonne fermentation chaude) çà a vraiment été la merde… il y a eu pas mal d’aventures…

Le retourneur d'andains chevauche le tas de fumier pour l'aérer

et de chevaux mobilisés pour parvenir enfin au résultat recherché. En effet, le retourneur d’andains de la Cuma Compost 71 est passé fin de semaine dernière dans le cadre de sa tournée. Mais sans prévenir… alors qu’il avait plu 40 mm juste avant… Les Biaux Jardiniers ont débâché le tas,

La couverture de protection contre les lessivages dûs aux intempéries est enlevée.

et ce qui devait arriver arriva : çà a patiné, çà a voulu s’embourber… Bref, aérer correctement le fumier pour le composter rapidement (voir LIEN Hérody), des fois, c’est vraiment la…  on a eu le premier incident après avoir travaillé les six / huit premiers mètres du tas de fumier, la roue motrice du retourneur, qui travaille du coté opposé au tracteur, patinait,

et il a fallu arrêter pour ne pas casser du matériel. Le Biau Jardinier a donc essayé d’aider avec le téléscopic de location qui était sur les chantiers de la ferme depuis peu : heureux hasard au milieu de cette succession «d’em… fumier».

Mais çà n’a pas suffi… Alors Ronald, agriculteur à Sornay, a été appelé à la rescousse avec son gros tracteur pour aider à la traction du retourneur et le chantier a pu rapidement redémarrer.

et continuer comme çà et à la vitesse très lente prévue pour  mieux défaire et aérer les 150 tonnes de fumier. Çà a fait du joli boulot

jusqu’à ce que, deuxième incident, dans les quelques derniers mètres, c’est le tracteur qui mène le retourneur lui-même qui a commencé à patiner… Des fois, retourner le tas de fumier, c’est vraiment la…

Le Biau Jardinier a alors appelé à l’aide… Romaric… qui est venu de sa ferme de Branges… et l’aventure a pu repartir…

quelques instants : jusqu’au troisième incident : le tracteur de Ronald qui commence à patiner quasi à la fin du tas. Et c’est comme çà que, pour s’en sortir, le téléscopic a été à nouveau mobilisé ! Y’a des fois, retourner le tas de fumier, c’est…

Il y a donc eu une grosse participation de quelques centaines de chevaux (vapeur) pour le retournage du tas de compost !! Avec quatre engins conduits par autant de travailleurs !! Donc un travail mécanique de «la bande des quatre» plutôt qu’un travail manuel «de chinois»    :-))

Le tas de compost a été aéré par la bande des quatre...

Mais, mission finalement accomplie : le fumier a été retourné, les gros morceaux défaits, le tas régularisé et aéré, çà va pouvoir chauffer et s’assainir.

Toute l’équipe des tractoristes a fait pour décompresser un rapide «débriefing», conclu par un petit café.

Après avoir mis le retourneur en position «route» et vérifié que tout allait bien

le conducteur du matériel de la Cuma, préoccupé par le retard pris dans son planning, est parti, sans café car sans délai, vers l’adhérent suivant,

chez qui il n’avait pas beaucoup plu du tout et heureusement : il y avait au programme trois tas d’une longueur totale d’environ mille mètres. À noter que tous ces gros engins, qui ont travaillé chez nous en «situation de crise», n’ont pas touché ni blessé un seul des jeunes arbres présents pourtant assez près tout autour du lieu du chantier.

Ne restait ensuite plus qu’à rebâcher le tas pour le protéger des pluies qui, sinon, le lessiveraient en lui faisant principalement perdre des éléments fertilisants et «en même temps» polluer sol et eaux.

Puis lestage de la bâche avec des sacs de sable.

Et installer le thermomètre qui permettra de suivre l’évolution de la fermentation qui se déroulera sur quelques semaines.

Quatre jour plus tard, le thermomètre nous indiquait 55 dégrés. Impecc ! Çà marche !

En quatre jours, la température du tas atteint 55°

Alors, finalement, le compostage en tas, c’est fastoche…

Quelques conclusions méditatives parmi d’autres :

  • pour éviter ces difficultés, pas mal de maraîchers n’utilisent que les engrais organiques en sacs de l’industrie du recyclage des déchets végétaux et animaux. Ce qui n’est toujours pas le premier choix des Biaux Jardiniers.
  • la suggestion de brasser à la fourche à main les 150 tonnes de bon fumier pour éviter ce bazar mécanique n’est toujours pas retenue par les Biaux Jardiniers !
  • pour pouvoir s’entraider dans les coups durs, mieux vaut avoir plus de voisins que plus d’hectares.
  • la matière organique, c’est idéal pour améliorer la structure du sol… sauf là où l’on monte le tas de compost.

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On peut voir en détails quand çà se passe bien en suivant ce LIEN

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