Travail dominical

Scandale : semaine passée, le Biau Jardinier a travaillé dimanche … et il en est très content ! Parce que il a pu semer tous ses engrais verts et que depuis, et ben il pleut, il pleut, il pleut. Il pleut ! On peut même dire que c’est vachement mouillé : «y’a plus moyen d’passer» !

Et bien que le jardin ne risque pas d’être submergé, le niveau monte : en bord de Seille, notre repère, le ponton (ci dessous photo printemps 2019)

est sous l’eau. Seul le grand piquet de la rambarde reste visible.

Alors, si le Biau Jardinier n’avait pas à ce point piétiné le code du travail… l’autre dimanche… et ben… la graine serait toujours dans les sacs… Alors que grâce au travail dominical, et ben les engrais verts hivernants, ils sont joliment en train de lever. (légende : petit en rouge, le seigle levé ; plus gros et vert brillant, des résidus de la culture précédente; en fond, la bande fleurie permanente).

Et les engrais verts hivernants, et ben, le Biau Jardinier, il aime bien quand ils sont en végétation avant les pluies parce que plus tard, c’est «facile» de ne plus arriver à les semer. Alors que sol couvert l’hiver = limitation des lessivages + lutte contre l’érosion + production de racines ameublissant le sol + promesse de fixation d’azote atmosphérique + production de matière végétale qui nourrira les micro-organismes + etc… Bref : «la Bio !»  Alors, et ben, le paysan, il s’adapte : il obéit à ce que lui dit le milieu dans lequel il travaille… et ensuite, et ben, le travailleur, il récupère : sans regrets ni remords.

Les Biaux Jardiniers avaient réussi à «tout rentrer» : céleri-rave,

les dernières planches de carotte,

radis et navets,

betteraves, etc… Tout est bien tranquille au froid dans le bâtiment, les intempéries d’hiver peuvent venir. Les Biaux Jardiniers sont comme les écureuils qui ont rangé leur stock de noisette…(mais eux, ils se souviendront  où c’est rangé !). Les carrés avaient été repris au cultibutte au fur et à mesure «pour assurer», et bénéficier chaque fois des meilleures conditions possibles.

Ou à la butteuse.

Alors maintenant, l’ordre du jour, c’est de s’accorder quelques «récups» par ci par là ! Tout en ayant la triste conscience d’être largement minoritaire et pas trop «dans le sens du vent» de notre société prioritairement attachée au respect des horaires administratifs hors sol (bien souvent quel qu’en soit le prix, y compris collectif). Conscience que c’est cette réalité paysanne (à nos yeux pas triste du tout) qui, «en même temps» que l’air du temps au retour à la terre, douche bien des candidats, puis sélectionne les quelques volontaires.

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