Semis et entretien bocager

En février, «en même temps» s’annonce le début de la saison maraîchère, et «en même temps» c’est encore l’hiver : alors les Biaux Jardiniers font quelques semis pour le printemps, et ils travaillent dans les haies.

Semis de pois et fève.

Remplissage des plaques alvéolées pour la fabrication de mottes.

Le semis de pois et fève en mottes consiste d’abord à remplir les plaques alvéolées avec du terreau. Il faut tasser : combien ? comment ? ni trop ! (pour garder un milieu assez aéré) ni trop peu ! (pour garder un milieu homogène qui va «se tenir»). Dans ce genre de sport, c’est question essentiellement de doigté… Bien sûr, pour économiser le dos des travailleurs paysans, il est fait appel au gerbeur : c’est alors la machine qui porte et maintient les sacs de terreau dans la bonne position, à bonne hauteur, et à bonne place. Les plaques faites sont empilées au fur et à mesure, et on passe ensuite au semis, qui est réalisé à la main.

Les Biaux Jardiniers ont semé manuellement les graines de chacune des différentes variétés de pois, de fève, etc… dans le nombre de plaques prévues par le planning de production. En attendant le prochain semis prévu.

Parce que c’est un des charmes du métier de maraîcher : on sème souvent !!! En fin, après arrosage, les plaques sont rangées dans la chambre de germination pour une levée rapide et homogène. Elles sont ensuite disposées dans la serre à plants le temps de l’élevage des mottes qui seront ensuite repiquées en plein champ dans plusieurs semaines (l’histoire en photos de la culture du petit pois, c’est ICI).

Travail bocager

Ces temps ci, les Biaux jardiniers ont aussi profité du beau temps froid et ensoleillé pour se faire plaisir à travailler à l’extérieur : entretien des haies bocagères au planing. Il s’agissait notamment de faire un premier passage de sélection/éclaicissage dans les haies plantées il y a dix ans de façon à favoriser la pousse des «arbres objectifs». Kézako ? C’est privilégier la culture d’un arbre auquel on décide que du travail de suivi régulier sera consacré et qui est choisi pour son avenir potentiel : variété, conformation, état de la pousse, place, etc… Avec les conseils de l’ami Benjamin, compétent forestier «doux» (LIEN) les «arbres objectif»s ont été marqués avec une petite ficelle biodégradable (cf en bas de l’arbre de droite).

À droite, arbre objectif marqué.

Ils ont été «formés» : les branches qui devaient l’être ont été supprimées, les arbes voisins et/ou gênants ont été élagués ou coupés partiellement (ou entièrement), etc… L’idée générale est d’essayer d’offrir au mieux à la pousse des «arbres objectifs» des conditions se rapprochant un peu plus de l’ambiance forestière, en gardant donc des arbres d’accompagnement, et un peu moins les conditions particulières des arbres d’alignement. Un des objectifs étant aussi de garder toujours au fil des années, et malgré le travail effectué dans la haie, un bocage diversifié composé des différentes strates arbustives avec des haut jets, des intermédiaires recépés ou non, des arbustes, bref un milieu qui reste efficace : lutte contre le vent, multiplication des auxiliaires, etc…

Un peu plus gourmande en temps, c’est la meilleure méthode pour avoir «en même temps» un beau développement et pas de trous.

Et l’aspect aussi nous semble ainsi préservé  : tout le travail dans cette haie du pré-verger n’est sur la photo ci-deesous pas encore terminé et seule la moitié droite a été travaillée (on voit au sol au pied de la haie ce qui a été coupé) mais avant/après, on dirait presque que la tronçonneuse n’a rien massacré…les Biaux Jardiniers sont heureux du résultat.

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