Sécheresse = temps idéal à gros chantiers

C’est mathématique ! Beaucoup de chantiers = beaucoup de photos.

C’est mathématique ! Hiver peu arrosé + mars très sec = idéal pour chantiers avec gros engins.

C’est vrai : la sécheresse actuelle

  • angoisse le paysan-maraîcher (dont le jardin a besoin d’eau) et
  • réjouit le paysan-maraîcher (dont le jardin a besoin de supporter la visite active d’une pelleteuse…).

Comme quoi… la météo…çà dépend du point de vue !  Alors en plus du travail de saison «normal» facilité par les conditions météo,

le Biau Jardinier a travaillé à fond ces deux semaines avec Charlie Grébert et sa pelleteuse pour  réaliser avant le «gros de la saison» plusieurs chantiers d’importance : nouvelle installation d’arrosage et modification de l’ancienne, aménagements de l’accès à la ferme comme dans diverses parcelles, anciennes et nouvelles (jardin, nouveaux prés, nouvelles terres), décompactage des terres en conversion, rangement en attente de déchiquetage du bois coupé cet hiver dans les haies, préparation pour l’installation du quadri-tunnel prévu pour mise en culture cet automne dans le pré-verger.

Chantier arrosage

Le Biau Jardinier avait prévu d’automatiser l’ensemble de l’arrosage du jardin (et non plus uniquement sous tunnel) pour économiser l’eau, l’utiliser de manière plus rationnelle, et se faciliter la vie en confiant à un petit peu d’électronique la charge mentale et les déclenchements de ces travaux répétitifs… Ce chantier consistait donc à installer dans une tranchée de près de 400 mètres de longueur une deuxième conduite (voir ICI le début du chantier) avec ses postes d’arrosage régulièrement répartis , et à modifier ceux des 350 mètres de l’existante.

Reportage en photo du travail qui a pu se faire ces deux dernières semaines dans des conditions de sol idéales.

Branchement de la nouvelle conduite

par un té de dérivation sur celle d’origine

L’ancienne conduite, la pelleteuse la recherchait (prudemment…) et le Biau Jardinier la dégageait manuellement pour supprimer les piquages anciens rendus inutiles par la nouvelle organisation de l’arrosage,

et les remplacer par un bouchon.

Pour réaliser sur chacune des deux conduites les postes de départ à la place prévue, marquée par un jalon,  (dégagée par la pelleteuse sur l’ancienne, non rebouchée sur la nouvelle)

,

il a fallu fignoler manuellement pour avoir la place de glisser les pièces nécessaires

percer

fixer un collier de prise en charge

puis installer la prise d’eau enterrée à bonne hauteur

et en fin poser le regard d’accès à la vanne tout en rebouchant avec la terre.

Puis recommencer à chacun des 20 postes d’arrosage suivants.

Aménagements

La pelleteuse de Grebert TP a été mise à profit pour réaliser plusieurs petits aménagements d’abord

d’abord au jardin

le but étant «en même temps» d’éviter les entrées d’eau parasites : petit fignolage en pied de talus existant…

de l’évacuer par captages de gravier en point bas pour les assainir…

et «en même temps» réalisation de mini-mares pour aider les batraciens partout où cela était possible.

aussi dans tous les coins

de notre ferme maraîchère.

Dans les prés en début de conversion,

et pour aller de l’un à l’autre depuis la ferme, le petit pont de bois existant a été complété par un «écopal»

pour la création d’un passage assez large et sécurisé pour y accéder tranquillement avec le matériel pour y faire les foins.

Dans les terres en début de conversion, les fossés existants ont été nettoyés

ce qui a permis d’enfin déchaumer la partie la plus humide.

Rangement de bois

Le bois que Benjamin, ingénieur forestier et grimpeur-élagueur de la coopérative DARBRAZED, avait coupé principalement sur les têtards

a pu être rangé sur la plateforme en haut du jardin ; il y attend tranquillement l’été et sera donc à pied d’oeuvre lorsque l’entreprise de déchiquetage viendra lors de sa tournée le transformer en carburant bio et renouvelable de production locale auto-construit pour l’autonomie de la ferme…(selon le langage des administratifs  du secteur environnemental)

"Hiver froid, homme blanc coupé beaucoup bois" dit le sage indien !

Et aussi de l’agriculture !

Passage de finition dans les nouvelles terres en début de conversion

et décompactage par le matériel de Ronald, agriculteur voisin pratiquant le non-labour, là où c’était nécessaire.

Au jardin, binage superficiel pour l’entretien des allées entre les planches permanentes en engrais vert.

Broyage d’engrais vert pluriannuel.

Finition au vibroplanche des planches antérieurement préparées en prévision de semis, plantations ou occultations (LIEN).

Mise en place des tubes pour l’arrosage par aspersion dans les carrés de plein champ.

Les récompenses

Et les «récompenses» de l’investissement dans ces deux dernières semaines : non seulement la preuve de l’efficacité de la démarche, dans le chantier de l’année dernière, les traces de la colonisation progressive par les batraciens,

mais aussi, après traçage de l’emplacement des planches permanentes et la confection des premières buttes,

la mise en culture d’une nouvelle parcelle bio de jardin, drainée et arrosée, avec ses nouveaux carrés de légumes en planches permanentes !

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