Les Biaux Jardiniers font du légo... mais pas que !

Cette semaine, les Biaux Jardiniers ont fait les aménagements intérieurs du bâtiment-chapelle, dont du légo. Et «en même temps», ils ont entretenu leur jardin, récolté la variété la plus précoce d’oignon jaune de garde, ce qui n’a pas été très facile puisqu’il a fallu l’arracher entre deux orages, (une année de sécheresse…), et le ramasser le jour de la visite d’une journaliste locale (voir article ICI)

Jardin

La récolte est très belle, saine et abondante. Elle a été montée au séchage, qui se fait dans une première période en atmosphère chaude. Pour obtenir la température voulue, pas de chauffage (même bois/solaire !), simplement la gestion rigoureuse des arrivées et sorties d’air, ainsi que de la ventilation, en fonction de la température extérieure et de celle du local. C’est donc beaucoup de surveillance. Mais çà marche plutôt bien.

La photo est moche, les oignons sont beaux...

Au jardin toujours, les radis et navets d’hiver qui, après semis, avaient été rebâchés de leur toile d’occultation (pour la parachever) ont été débâchés et immédiatement protégés des ravageurs par un voile tissé. Et çà pousse bien (avec les arrosages uniquement nocturnes, conformément aux arrêtés préfectoraux)

Les légumes pour la fin d’été et l’automne sont soignés, eux aussi : par exemple taille de démarrage des dernières plantations de concombre sous tunnel. Les Biaux Jardiniers cultivent le concombre sur sol nu pour favoriser la reproduction de certains insectes auxiliaires, mais couvrent avec une toile tissée les allées pour ne pas y avoir des adventices à devoir biner. Cette culture est arrosée en goutte à goutte à faible débit.

Sous tunnel toujours, la tomate cerise donne bien et il est prévu d’en farcir avec une préparation au bleu de Bresse pour servir lors du menu dégustation de la visite gourmande samedi 17 août. Il y aura de quoi faire… les participants vont se régaler !

En plein champ, suivi du fenouil par exemple.

Échelonnement de deux fenouils d'automne; à G, basilic laissé en floraison pour favoriser les butineurs.

Cloisons

Les Biaux Jardiniers ont continué le chantier du bâtiment-chapelle par les aménagements intérieurs. Fixation des lisses galva contre la paroi Nord

et sur la cloison intermédiaire

puis pose des panneaux d’osb

Légo

Ensuite, les Biaux Jardiniers ont joué au légo dont les petites briques avaient été livrées :

 La brique entière pesant 1200 kg, la cour, même fraîchement remblayée, mais…

… ni bétonnée ni bitumée, ne pouvait pas supporter sans dommages le trafic des petites roues du chariot élévateur déja bien lourd ainsi chargé. Sans compter la probabilité de «se planter». Chaque brique une fois équipée de sa boucle de manutention

est donc passé par le couloir du bâtiment.

Et le mur est monté bloc par bloc.

Çà a beau être mécanisé, çà reste aussi assez physique, comme activité.

Dernière étape, la construction de la cloison du fond désileur (c’est lui qui permet d’alimenter automatiquement la chaudière Hargassner en «plaquette bocagère auto-construite sur la ferme») par la rotation de ses pales qui remplissent lentement la vis sans fin.

Au bilan donc,

  • au fond à gauche, le silo de stockage de 9 mètres de longueur, avec la protection au bout en «légo» qui permettra de charger mécaniquement sans risque la plaquette avec un manuscopic de location,
  • au fond à droite, bardé en bois de douglas, le fond désileur qui alimente automatiquement la chaudière Hargassner. Il suffira 1 ou deux fois en cours d’hiver pour remplir le fond désileur une fois toute la plaquette consommée, de louer l’outil et par un «jeu» de marche avant marche arrière de remplir le godet et aller le vider dans le fond désileur
  • devant, plus de 100 m2 pour abriter fourgon, tracteur, et disposer d’une place pour faciliter le chargement des légumes dans le fourgon.

Au fond à G, le silo avec les légo qui permettront de charger la plaquette avec le manuscopic, à D le fond désileur, et devant de l'abri pour les véhicules et tracteurs.

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