Galères sous tunnel.

C’est plutôt galère sous tunnel en ce moment : les tomates mettent un temps fou à mûrir, les aubergines produisent peu.

Pourtant, tout l’entretien est très bien suivi : chaque semaine il y a l’opération taille et palissage.

taille et palissage de tomate cerise lors de matin frisquet défavorisant le mûrissement des tomates)

Avec les vêtements adaptés aux températures matinales de ce «drôle» d’été… Vivien a aussi débuté l’effeuillage. Petitement, puisque la récolte commence timidement. Le but est de favoriser l’aération au pied des plantes ce qui contribue à prévenir l’apparition des maladies fongiques.

Effeuillage pour favoriser l'aération et prévenir les maladies fongiques.

Chaque semaine aussi, puisque ces cultures d’été ne sont pas conduites sur toile de paillage noir (il n’y en a que dans les allées entre les planches permanentes), c’est binage : «un p’titot coup d’rapette» pour aérer le sol, favoriser l’activité microbienne, détruire les herbes adventices. Celui de cette semaine a été assuré par Julien qui a tout biné, dont les tomates de deuxième plantation, avec deux outils : la rapette et son sourire habituel.

Binage des tomates cultivées sans paillage noir pour faoriser la faune auxiliaire.

Les Biaux Jardiniers ont fait ce choix du binage de la terre au lieu de la culture sur toile de paillage, plus économe en temps de travail, pour favoriser la multiplication de certains auxiliaires (notamment aphidoletes), et çà marche plutôt bien contre puceron. Mais çà ne suffit pas pour éliminer tous les parasites…!!! Notamment quelques «nouveautés» : punaise Nezara, punaise diabolique, punaise Lygus. Ce sont ces sales bestioles qui, en ce moment, «font la récolte» des aubergines d’une manière que les abonnés à nos paniers déplorent : au stade fleur. Notre grand reporter spécialiste des spectaculaires conflits sanglants s’est rendu sur place :

Cliquer pour agrandir.

et nous a ramné son témoignage sur ce conflit violent. «Le choc des photos» : les punaises piquent le pédoncule de la fleur, qui meurt au lien de se transformer en fruit. On trouve donc un peu partout des pédoncules sans fleur au bout, des fleurs marrons, mortes, qui ont chuté, des bouquets avec une seule fleur en vie, etc…

Cliquer pour agrandir.

Spectacle de désolation : les hordes sauvages et destructrices de punaises font de nombreuses victimes innocentes et au delà du crime consistant à empêcher les aubergines d’atteindre la vie adulte, elles limitent un des droits humains fondamentaux des abonnés et amapiens : se nourrir de bonne aubergine bio bressanne.

Pas de moyen de lutte contre ces punaises, si ce n’est la chasse : observation, repérage, action entre pouce et index… sauf que la sale bestiole sait fort bien s’enfuir, se cacher, attendre le départ du chasseur… et c’est à très peu près parfaitement inopérant. Une autre manière du fameux diptyque du chasseur cueilleur. GALÈRE !

Consolation ? il semblerait que dans  les plantations de plein champ, cela se présente mieux. Pour l’instant.

Consolation ? les Biaux Jardiniers s’estiment chanceux car ils sont parmi les rares maraîchers à ne pas avoir, en plus des problèmes de punaise sur aubergine, les tomates envahies d’un puceron rose (Macrosyphum) dont Dominique, notre technicien bien-aimé, voit chez ses autres adhértents des invasions assez impressionnantes. Les malheurs des autres ne font donc toujours pas le bonheur des Biaux Jardiniers… ni des abonnés à leurs paniers !

Bien sûr, vu de loin en passant, çà a l’air sympa, mais franchement, pour le dire avec ce magnifique langage contemporain toujours lissé : C’EST COMPLIQUÉ.

Tags: 

Catégorie: