Fleurs et insectes

Y’a plein de fleurs au jardin, et donc du monde qui butine du végétal ou qui boulote de l’animal, ces jours-ci.

bleuet visité

Dans les bandes fleuries

essai de bande fleurie avec notamment céréales en mélange pour cultiver la biodiversité

comme dans les engrais verts, qu’ils soient en place pour plusieurs années

engrais vert pluriannuel avec graminées, luzerne et mélange de trèfles

ou «simplement» pour une partie de la saison :

la phacélie attire énormément petits et gros butineurs, la preuve !

phacélie (avec repousses de panais); en arrière plan, essai de céréales à maturité

Dire qu’il y a des maraichers bio que ne font que exceptionellement des engrais verts et pas du tout de bandes fleuries… Ils ne savent pas le bonheur agronomique qu’ils perdent !

le biau jardinier aimerait être capable de mettre aussi le son !

À moins que ce soient de fidèles pratiquants des techniques du maraîchage hyper intensif sur petite surface tel que vanté depuis quelques années dans toute revue ou vidéo grand public, dans les nombreux documentaires sur grand écran et dans les douzaines de livres à succès ? (en vente dans toutes les librairies, bonnes ou pas). (*)

De leur coté, les biaux jardiniers ont depuis longtemps fait le choix de l’agriculture bio, extensive et paysanne, c’est à dire une ferme diversifiée, apte à fournir un revenu décent à ses travailleurs comme une almentation de qualité certifiée à ses consommateurs. Une ferme transmissible, fertile sur la durée, donc construite sur une rotation LENTE à base d’engrais verts pluriannuels. Ces cultures permettent, notamment, d’apporter une quantité notable d’azote au sol (fabacées), de le fissurer en profondeur (poacées, luzerne), et tout cela grâce à l’énergie solaire qui arrive gracieusement sur terre (photosynthèse) c’est à dire fetilisation sans engrais, chimique ou organique, ameublissement du sol sans passage d’outil tiré par un tracteur. Cela ne veut pas dire que nous n’utilisons aucun engrais (organique) ou pas de tracteur (à gas oil). Non.

Mais «simplement» ces techniques, eficaces en culture biologique depuis qu’elle existe, permettent de moins en dépendre.

les biaux jardiniers laissent venir à maturité quelques planches riches en coquelicot pour en récolter la graine de façon à étendre cette pratique en économisant sur le prix de la semence

Du coté des légumes, il y a des pucerons dans les fèves, donc des auxiliaires, notamment des cocinelles.

il y a même des coccinelles qui, pour mieux aller bouloter du puceron, font du covoiturage : de vrais écolos ! …

Mais alors, la «bête à bon Dieu» serait donc une brute épaisse, sans coeur ni intelligence qui, horreur, ne serait pas «végan» (*) ? Mais que fait donc la police ?

 

(*) Explication de ces «hors sujet» :

Les biaux retraités ont passé une semaine dans le Sud, dont deux journées dans une grande foire bio de l’association Nature et Progrès, invités à l’occasion de sa 35 ème édition par son fondateur, leur ami Jérôme. On comprendra donc qu’ils aient été «marqués» par tout ce qu’ils ont pu y entendre de poncifs autant médiatiquement à la mode et porteurs de rêves bisounours que peu fondés sur du retour de pratique agricole durable. Ils ont notamment pu y entendre un «chercheur» - financé par l’Inra pour étudier ce qui s’appelle maintenant chez les officiels les «micro fermes» - affirmer que «la rotation (des cultures) est un dogme»…

Mais ils ont aussi pu s’y rassurer lors de belles rencontres avec des paysans bio qui y vendaient leur production : les biaux jardiniers ne sont pas les seuls très inquiets du succès de cette «littérature» pseudo «idéologique» et des forts risques d’échec agricole qui se profilent pour les quelques années à venir, avec les dégâts humains liés (dégâts pour ceux qui se lanceraient dans la production selon ces méthodes intensives et miraculeuses, pas pour ceux qui les vendent sous forme de livres, conférences, stages payants, vidéos, rêves, etc… évidemment ! chacun à sa place !).

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