Comment le dire avec des fleurs ?

Crise sanitaire, agriculture et nourriture, vente directe, c’est fou tous les appels et mèls que, comme les autres paysans-maraîchers, les Biaux Jardiniers reçoivent en ce moment. On est inondés en période de sécheresse ! Mais comment le dire avec des fleurs… ? en photo légendée ??

Phacélie engrais vert en fleur, sur fond de terre issue de l'aménagement autour du quadritunnel.

On ne manque pas de mèls genre

  • «je souhaite vous acheter des légumes, je peux passer demain samedi, appelez moi au 06 etc…» sans même bonjour ni bonsoir,
  • «votre concept panier m’intéresse, détaillez moi liste et poids de chacun, merci de joindre une photo du panier»,
  • voire d’un ancien abonné : «si il était possible de récupérer un panier pendant la durée du confinement, ça me permettrait d’avoir des légumes frais sans aller en contact de personnes au supermarché et je me suis dit que dans le cas où vous n’auriez pas la possibilité de livrer vos clients habituels cela vous éviterait de jeter de la bonne nourriture.»

On ne manque pas non plus de propositions genre : «cher producteur, inscrivez vous gratuitement sur notre site local direct fermier drive soyons acteurs pour écouler tous vos produits. On vous aide, éthiques et solidaires.» Y’a que l’embarras du choix…

Comment le dire avec des fleurs ? Comment expliquer que le risque, il est pour les paysans ? Uniquement.

Les Biaux Jardiniers gardent l’expérience de la crise de la vache folle (ben oui, 25 ans…nous sommes de ceux qui ont de la mémoire) et de cet ami éleveur qui disait : «si on écoutait les clients, il faudrait que j’abatte tout le troupeau aujourd’hui et parallèlement le doubler d’urgence !». Quelques mois plus tard il lui restait une clientèle à peine suffisante pour vendre… une bête toutes les 8 semaines…

Les maraîchers, en cette saison,  sortent de «la soudure» et réalisent la mise en place des cultures prévues pour récolte d’été / automne. Et les Biaux Jardiniers sont de ceux qui ne vendent que leur seule production… Cette vague de clients, déterminés depuis le début du confinement, où sera-t-elle au jour de la récolte de ce que nous plantons aujourd’hui ?  Comment dire avec des fleurs que le risque économique, il est pour les paysans ? Uniquement !

Aymeric, collègue et ami dans la Loire a pu l’expliquer en photo dans le journal local : «on veut bien donner de notre temps et s’épuiser au boulot pour que tout le monde ait de tout, mais on ne veut pas uniquement servir de dépannage»

Cliquer pour agrandir.

  • Les Biaux Jardiniers ont eux aussi un hausse de 50 % du nombre de paniers à la ferme.
  • Comme Aymeric, les Biaux jardiniers «espèrent qu’après, les gens ne nous oublieront pas.»
  • Et le disent avec des fleurs… des fleurs d’engrais vert, travail du présent ET fertilité Bio du futur.

L'engrais vert : travail au présent, fertilité du futur !

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