C'est l'été ?

Comme si c’était l’été au jardin, enfin pas vraiment parce que bien des fois «le fond de l’air est frais». Mais : chaleur diurne, sec, ensoleillement important, les Biaux Jardiniers ont donc décidé pour protéger les concombres des coups de soleil (très dangereux pour de fragiles végétaux sans crème de protection à fort indice…) de blanchir leur tunnel. De concombre. Mais pas les autres… pour l’instant.

Les engrais verts pluri-annuels ont bien poussé, il y a eu un exceptionnel regain de floraison du trèfle incarnat grâce à l’eau tombée du ciel juste après leur dernier boryage, et le deuxième broyage s’annonce.  C’est quand même super le végétal : çà marche avec l’énergie solaire, çà pousse peinard, donc çà couvre et protège le sol, çà photosynthèse tranquilou, trèfle et luzerne azotent gratis tout seuls, les racines ameublissent la terre sans bruit, etc…

Coté entretien des cultures, les Biaux jardiniers sont passés pour un fignolage manuel dans les carrés d’oignons pour arracher les adventices qui avaient trouvé moyen de se faufiler entre mottes d’oignon et film de paillage… juste là où le producteur ne les souhaite pas ! (AAAAHHH, les végétaux solaires, des fois…). Autour des carrés, les bandes fleuries repiquées au printemps sont bien belles (à dr sur photo) ; celles en deuxième année sont magnifiques de marguerites notamment (à g  au fond sur photo)

Dans les tunnels, les Géranium robertianum installés il y a plusieurs années pour héberger Macrolophus, une punaise polyphage, colonisent gentiment leur secteur bien qu’ils soient gênés par la chaleur, mais «pour l’instant tout va bien»

Géranium robertianum dans un tunnel de courgette pour héberger macrolophus pymaeus

Premiers binages «en plein» avec la herse étrille sur les premières plantations du maïs.

Le modèle de herse des Biaux Jardiniers est loin d’être le meilleur car il est peu polyvalent, parfois pas assez léger, et s’adapte mal aux irrégularités du sol. Mais il avait l’avantage, à l’époque de son acquisition, de ne coûter pas grand chose, d’autant qu’il était bein facile de l’adapter à un de nos «rustiques» outils auto-construits : la barre porte-outils. En attendant mieux, «çà a fait du bon boulot». Et çà permet de limiter le temps de désherbage manuel sur le rang.

Aussi un peu de travail à l’ombre dans l’atelier, cette semaine, puisque le Biau Jardinier avait enfin reçu la commande de petits matériels, avec toutes les pièces d’entretien pour le cultibutte, pour la butteuse (ou bout de bientôt 9 ans de bons et loyaux services, c’est largement dans les normes !). Il avait ainsi reçu par la même palette le «kit» pour faire une nouvelle barre porte-outil, qui sera elle aussi consacrée à un usage spécifique : soulever les films de paillage. Il a donc commencé de souder «à temps perdu» (et il y en a assez peu à «perdre» en mai-juin…) ; c’est pas fini, mais comme ce doit l’être pour juillet, pas de souci.

La barre porte-outil (BPO pour les initiés…) grâce à sa structure de «barre à trous» est le remake de la légendaire «barre jaune» du siècle dernier : un outil économique, très polyvalent sur lequel on peut fixer, où on le souhaite, à peu près n’importe quel outillage que le paysan peut bricoler. Par le simple intermédiaire de cavaliers. Mobiles. C’est, comme le décrivait l’Atelier Paysan, un véritable couteau suisse. Ce système permet de pouvoir commencer, avec un tout petit investissement, à utiliser de nombreux outils différents en les fixant  à la barre selon les besoins du jour. Puis peu à peu, on rationalise pour gagner en temps et maniabilité en achetant - pour pas grand chose - auprès de l’Atelier Paysan - sous forme de kit - la ferraille nécessaire à la contruction «à temps perdu» d’autres barres qui constituent peu à peu toute une série d’outils indépendants. Et adaptés à chacun.

Et grâce au confort et à l’efficacité du triangle d’attelage rapide, on peut les ranger à l’abri dans peu de place : les uns devant les autres. Sans souci !!!

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