Bulletin de santé du jardin

Après ces deux semaines de gel (dont une complète entre moins 7 et moins 12), le redoux ne permet pas encore d’intervenir au jardin, ni de se rendre compte complètement de l’état réel des cultures. Il faisait encore moins douze avant hier matin :  le dégel, c’est lent… Et les différents légumes ne réagissent pas tous de la même façon : tel qui fait triste mine avec un air complètement avachi sous le gel arrive à se refaire lentement une santé dès que les températures redeviennent positives. Tel autre qui est resté digne sous le gel s’écroule, complètement détruit, quand arrive le redoux.

Pour expliquer la situation à ses abonnés de paniers, le biau jardinier ne peut que reprendre à son compte les termes habituels des communiqués de presse des hopitaux : le pronostic vital est engagé, ce n’est que dans quelques jours que le prochain bulletin de santé du jardin permettra de poser un diagnostic plus fiable…

En attendant, pas de salade cette semaine : la chicorée rouge de plein champ prévue pour cette période et qui s’était bien évidemment peu développée en janvier hésite à passer l’arme à gauche. Sous abri, la mache est encore trop petite. Coté endive, dans le local à l’intérieur, la première série n’était prévue au planing que pour les semaines prochaines.

Il faudra pouvoir arracher les panais pour se rendre compte si il y a des dégâts ou pas ; mais hier le gel tenait encore le sol à leur profondeur. Coté poireau, pourtant une vieille variété courte, c’est l’indécision.

Quant à notre essai de chou, délicieuse variété population sélectionnée par René Léa (lien) et les collègues bretons de l’association Kaol Kozh (lien), il  n’aura pas résisté au climat continental de Bresse dans son créneau breton de production : le biau jardinier, gourmand, s’obstinera, mais mieux vaudra retenter plus tôt en saison, hélas période où les paniers sont déja bien pleins…

Coté engrais vert et luzerne (la fertilité future du jardin) c’est pas tout bien joli.

Des périodes de gel comme celle que nous venons de connaitre nous rappellent que :

- une fois les tunnels en nombre et équipement suffisant pour assurer l’échelonnement raisonnablement possible en Bresse en quantité adaptée au nombre d’abonnés,

- une fois les locaux de stockage assez au point pour les légumes qui se conservent par le froid, par le tempéré, par le sec, par le chaud, par le ventilé, par la pousse «en cave»,

on se retrouve en face des limites de la saison hivernale : tributaires à 100% du climat du lieu. Incontournable !

Les moyens mis en place au Biau Jardin de Grannod vont quand même permettre aux abonnés de ne pas mourrir de faim ! Et avec les moyens paysans du bord.

 

 

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