Aléas et actions d'hiver.

En novlangue contemporaine, on dirait «c’est compliqué»… Plus spontanément, on pourrait parler d’emm… Parce que été chaud très sec + pluies importantes en automne doux = pourritures… dans la verdure… c’est dur… et çà rime ! Les Biaux Jardiniers avaient déjà perdu quelques planches de frisée.

où beaucoup avaient «tourné de l’oeil»

au point qu’il avait fallu se délivrer une attestation de déplacement dérogatoire pour un millier de salades : un permis d’inhumer avec broyeur et cultibutte pour nouveau genre d’engrais vert, à base d’astéracées en mottes repiquées et binées, etc… Mais bon, çà ne s’est pas connu dans les paniers : les batavias sous tunnel ont été coupées plus tôt, la mâche aussi, et comme le mesclun avait bien poussé, il n’y a donc pas eu de «trou de salade».

Du coté du chou de Bruxelles, même motif, même punition : pousse en saison très chaude puis trop d’eau d’automne (do-do) avec des températures douces ont provoqué la pourriture de quelques unes des feuilles formant chaque chou, le tout entretenu par l’eau stagnant à l’aisselle des feuilles, donc «au pied» de chacun des choux à prendre. Sont donc touchées non seulement les feuilles extérieures, mais, des fois aussi l’intérieur… et comme on n’est pas dedans… c’est la surprise pour les cuisinier. e.s quand on les prépare, parce que les Biaux Jardiniers n’arrivent pas à tout éliminer. Il y a ce qu’on voit facilement (caisse de gauche) mais qui ne garantit pas la perfection du reste (à droite) !

Conclusion : cueillette avec temps de tri, perte de récolte, agacement des Biaux Jardiniers, en attendant la mauvaise humeur des mangeurs ! Les portions de chaque panier sont cependant suffisantes pour faire un joli plat… mais le paysan préfère tellement quand çà va tout bien… :-))

Dans le genre ennuis, il y a aussi une «belle» attaque de rongeurs dans la chicorée rouge hivernée. La Biau Retraitée est donc entrée en action avec les pièges à guillotine

et les premiers intrus ont été vite pris. Avec assez de surveillance régulière, çà devrait se calmer. Du côté des engrais verts - les vrais, que l’on cultive en tant que tels - ceux qui ont été semés après les dernières récoltes sont bien développés, par exemple derrière salades.

Et dans les grandes parcelles en fin de conversion, le dernier re-semis a bien levé, du moins le seigle.

Mais un petit essai a confirmé qu’il n’est pas assez raciné pour risquer un passage d’étrille ; il ne faudra donc pas rater celui très précoce de sortie d’hiver, parce que «c’est encore sale». Romaric est venu broyer le mélange pluriannuel qui avait donné une belle coupe de foin cet été : le trèfle avait suffisamment bien repoussé, il y avait assez de matière et çà valait vraiment le coup.

Les plantations de mâche continuent. En fonction des conditions de sol laissées par le précédent cultural et de ce qui est prévu au printemps, nous les faisons soit sur film pré-percé,

soit sur sol biné.

Le Biau Jardinier continue aussi «à temps perdu» :-) les sessions de fin d’après-midi en atelier et lumière artificielle pour remise à niveau du matériel. L’arracheuse avait été reliftée, puis çà a été au tour du mât lève-palette du tracteur : là aussi une vieillerie achetée - d’occasion - il y a trente ans.

Bref c’est comme si c’est l’hiver : l’un dans l’autre, çà va

et «en même temps» brume et grisaille donnent envie d’hiberner.

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