5 nouveaux tunnels : saison 5

Après ces longs épisodes «mécaniques» de la culture sous abri, il faut songer à revenir à l’agriculture…pour pouvoir cultiver sous ces magnifiques tunnels. Et s’occuper de tous les problèmes que pose l’eau parce que c’est bien connu les paysans ne sont jamais contents : de l’eau, soit «y’en a pas assez» soit «y’en a trop». Donc il faut faire en sorte de pouvoir en amener quand il en manque, et en enlever quand il y en a trop. Élementaire mon cher Watson !

 

Les biaux jardiniers ont donc installé un circuit d’arrosage pour irriguer les nouveaux tunnels. Ils ont creusé quelques tranchées; mais attention, en Bresse, quand on creuse, on attire de l’eau ; mieux vaut donc pouvoir l’évacuer. Dans ce but, les biaux jardiniers posent, en fond de tranchée, à coté du réseau d’irrigation, un tuyau de drainage.

Le tout est ensuite recouvert d’un peu de terre,

puis d’un filet d’alarme de façon à ce que les «générations suivantes» évitent de prendre une douche le jour où elles interviendraient dans le secteur avec un engin.

Les assemblages ne sont pas recouverts de terre immédiatement de façon à avoir le temps de vérifier que le réseau une fois installé, les différentes connexions faites et la pression mise (ce qui prend largement plus de temps qu’un passage de mini-pelle !) ne comporte pas de fuite.

Dans les tunnels, paradoxalement, l’eau en excès ne manque pas : toute la pluie concentrée par la couverture plastique entre les tunnels a tendance à rentrer dans l’abri si rien n’est prévu car  notre bande de 2 m 50 entre tunnels reçoit au total 5 fois plus d’eau. Dès la pose de la couverture, les biaux jardiniers ont donc fait un petit fossé pour évacuer les coups d’eau.

Et pour lutter contre l’érosion inévitable à cet endroit, les biaux jardiniers ont choisi : pas de béton, pas de plastqiue, pas d’enherbement parasite plus ou moins spontanné et souvent mal contrôlé, mais la solution écolo. Ils ont donc dans un premier temps ameubli la terre en surface avec le rateau le long de chaque tunnel, puis semé un mélange de plusieurs végétaux, sur les bords comme en fond de fossé.

Pour que les graines lèvent tranquilement et ne soient pas emportées par les pluies, les biaux jardiniers ont recouvert le tout par un filet 100% végétal qui limite l’érosion.

Une fois déroulé, le filet est réparti correctement

et fixé sur les bords comme en fond de fossé par des agrafes métalliques. Les premières plantes semées devraient passer lentement à travers le filet et se développer un petit peu avant le printemps, période à laquelle les biaux jardiniers sèmeront en complément un nouveau mélange fleuri pour les auxiliaires.

Et vient enfin le moment tant attendu : le premier passage d’outil pour niveler et réameublir en surface après tous les piétinements des personnes et des outils, avant de monter les planches permanentes.

Pendant tout le temps de ce chantier, la vie continuait au jardin :

les engrais verts semés début d’automne jouent gaillardement leur rôle contre les lesssivages et l’érosion ; les poireaux poussent ;

plus loin, les engrais verts semés en toute fin de saison commencent à s’implanter correctement, leur végétation prête à «exploser» dès les premiers beaux jours.

À l’ouest, la haie plantée il y a une dizaine d’années commence à bien marquer le paysage.

La vie continue !

Maintien du sol couvert par des engrais verts en l'absence de légume.

 

 

 

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